Évangile en actes

Cette nouvelle catégorie d’articles voudraient rapporter comment des chrétiens de divers horizon traduisent dans leur actes cette parole de Jésus: « Mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique (Luc8.21). »

14.02.2020

Pain pour le prochain et Action de Carême a lancé leur campagne 2020 sur le thème

ENSEMBLE POUR UNE AGRICULTURE QUI PRÉSERVE NOTRE AVENIR

Dans ce cadre, divers événement et invitations sur La chaux-de-Fonds.

A noter en particulier:

  • Le 10 mars à 20h15: une soirée exceptionnelle en partenariat avec le groupe de carême de la Chaux-de-Fonds et le Club 44. Détails ici.

Si intérêt pour plus d’information sur Pain pour le prochain et Action de Carême, voir ici.

Activités et événements communautaires


Aller directement à la rubrique:


Événements communautaires uniques ou répétitifs


Vendredi 6 mars 2020

Journée mondiale de prière (JMP) 2020. La liturgie de cette année est proposée par les femmes du Zimbabwe.

Le site JMP suisse.

  • Sur La Chaux-de-Fonds:
    • 9h30, salle Saint-Louis (Temple-Allemand 24a)
    • 15h, salle Saint-Louis (Temple-Allemand 24a)
  • Organisation par le groupe œcuménique Jura:
    • 20h, temple de La Ferrière

Vendredi 13 mars 2020

Assemblée générale. Voir l’ordre du jour ici.


Tous les dimanches de 9h30 à 9h50: prière avant le culte.

Du 5 janvier au 28 juin.

Excepté les dimanches où il n’y a pas de culte à la chapelle: 19 janvier, 26 avril, 24 mai


Pratiquer la louange: dates pour 2020, 20h chapelle

  • 16 janvier (participation à la Semaine Universelle de Prière)
  • 5 février
  • 4 mars
  • 1er avril
  • 6 mai
  • 3 juin
  • 1er juillet
  • 2 septembre
  • 30 septembre
  • 4 novembre
  • 2 décembre

Cultes


Dimanche 1 mars 10h

Culte. Dimanche des malades. Information sur le programme de l’École du Dimanche 2020.


Dimanche 8 mars 10h

Culte. Sainte-cène.


Dimanche 15 mars 10h

Culte.


Dimanche 22 mars 10h

Culte.


Dimanche 29 mars 10h

Culte. Prédication Valentin dos Santos.


Haut de la page

Hors communauté

Il se passe beaucoup de choses dans le monde chrétien… Sont publiées ci-dessous les nombreuses invitations que nous recevons. A chacun de voir ce qui l’intéresse… sachant qu’il est toujours bienfaisant de « sortir de sa chapelle »


Conseil chrétien – Prions ensemble

(Cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Le Conseil chrétien de La Chaux-de-Fonds (CCC) organise des rencontres de prière, méditation et partage tous les 1er mercredis du mois (sauf janvier, juillet et août). Elles ont lieu au:

Centre paroissial Farel (Temple-Allemand 25) de 19h à 19h40


Soirées intimité

… un moment intime pour s’approcher de Dieu, le louer, l’écouter…

A la maison des Bulles – Bulles 32B – les 2e vendredi du mois à 19h30.

Flyer de ces rencontre (pdf) ici.

Aumônerie et espérance – Par Pauline

Cet hiver, j’ai effectué un stage «découverte» en aumônerie dans le domaine de l’éducation spécialisée. J’ai suivi des aumôniers dans plusieurs institutions pour des personnes avec handicap mental. J’en ai profité pour réfléchir au lien entre aumônerie et espérance, depuis que quelqu’un m’a demandé si je me voyais, en tant qu’aumônière, comme «porteuse d’espérance».

L’aumônier espère-t-il pour les autres ? Peut-être.
L’aumônier espère-t-il avec les autres ? Sûrement.
L’aumônier espère-t-il par les autres ? Oui, aussi !
Car l’aumônier a une fenêtre privilégiée sur la vie spirituelle des personnes.

Qu’est-ce qu’ « espérer », qu’est-ce que l’espérance ?

Esperar, en espagnol, signifie «attendre». J’aime penser l’espérance comme une attente confiante de ce qui n’est pas encore (ou pas complètement) présent, mais qui vient sûrement.

Espérer, c’est croire en attendant ; espérer, c’est attendre en croyant.
Attendre avec confiance.
L’espoir, c’est espérer quelque chose dont on ne sait pas la probabilité. L’espérance, c’est espérer ce qui vient. La femme enceinte a l’espérance que l’enfant qui grandit dans son sein va venir, il est déjà là tout en n’étant pas encore là !
Quel est l’objet de mon espérance en tant qu’aumônière ?
Qu’est-ce que j’espère, qu’est-ce que j’attends avec confiance ?
J’attends bien sûr le chocolat chaud des quatre heures, la rencontre du lendemain, le week-end à la montagne. Et plus largement, j’attends avec confiance le jour où il n’y aura plus ni larmes, ni mort, ni deuil, ni cri, ni douleur (Ap 21). Ce jour viendra dans le monde nouveau, où Dieu rassemblera toutes choses en Christ (Eph 1). Avec le retour du Seigneur, viendront de nouveaux cieux et une nouvelle terre. J’espère le retour du Seigneur ! Ce jour n’est pas encore venu mais il vient : je le crois et m’en réjouis. Ce dont je me réjouis le plus, dans l’avènement de ce monde nouveau, c’est que nous serons tous rassemblés : riches et pauvres, hommes et femmes, malades et bien-portants, personnes handicapées et non-(encore ?) handicapées.
Ce que j’espère accomplir, c’est relier les hommes avec Dieu et les hommes entre eux. Être une présence qui chemine avec l’autre, dans son chemin vers Dieu et dans son chemin vers les autres. À la Cité du Genévrier, l’une des maisons où j’étais en stage : à une activité de l’aumônerie durant le temps de l’Avent, R., monsieur d’une cinquantaine d’années avec une déficience intellectuelle, m’a attrapé la main et m’a dit : «Je suis tellement content de te connaître, Pauline.» Cela faisait juste vingt minutes que nous nous étions rencontrés. Je suis touchée par la profondeur de présence de cet homme et par la manière dont il manifeste aux personnes qui l’entourent à quel point elles sont aimées. C’est dans ces situations que j’espère par les autres.
La bonne nouvelle : pas besoin d’être aumônier pour espérer ! Nous sommes tous porteurs d’espérance, lorsque nous attendons avec confiance la visite du Seigneur.

Lausanne, le 5 mars 2019, Pauline

Collaboration inter Eglise

On m’a demandé un édito pour la feuille paroissiale catholique des montagnes neuchâteloises. Je le publie aussi ici.

En matière d’œcuménisme et de collaboration inter Eglises, l’ambiance est devenue plutôt frileuse. C’est dommage, pour au moins trois raisons :

D’abord, parce que les chrétiens qui gardent un lien régulier et engagé avec leur Eglise, pour qui la foi au Christ est fondamentale, ne sont plus si nombreux. De toute évidence, l’heure n’est plus au repli ou à la suspicion. Se reconnaître les uns les autres, collaborer, n’est plus un luxe mais la nécessité d’une minorité.

Ensuite, parce qu’aucune tradition d’Eglise ne peut prétendre détenir à elle seule toute la richesse de l’Evangile ; cette richesse est dispersée dans la multiplicité des Eglises. Nous avons besoin d’apprendre et de nous enrichir les uns des autres. Il n’y a pas à avoir peur : un catholique peut collaborer avec un évangélique en restant catholique… et réciproquement. L’unité n’empêche pas la diversité, mais au contraire en souligne la richesse.

Finalement, parce que les chrétiens, ensemble, ont à témoigner d’un message magnifique : celui de l’Evangile. Notre société, trop encline au « à quoi bon », a besoin de ce message de pardon, d’espérance et de joie. Notre société a besoin de voir les chrétiens vivre de et pour cet Evangile. Et puis, ne sommes-nous pas appelés à être ‑ ensemble ‑ sel de la terre et lumière du monde ?

Daniel

Photographie et beauté des choses

Gilbert Cesbron écrivait « Voici ce qui m’est propre : tout ce qui arrive aux autres retentit en moi[1] ». Il ajoutait, quelques lignes plus loin « En ce qui me concerne, l’essentiel tient en un mot : le Mal. Sa perception m’a terrassé dès l’enfance… A six ans, passer devant une caserne me tordait les entrailles ».

Comme je me reconnais dans ces propos. Comme ces mots résonnent fort lorsque, écoutant les nouvelles, la colère et l’indignation me prennent. L’injustice, la méchanceté, l’avidité, la bêtise, l’hypocrisie, l’égoïsme… bref, tout ce qui avilit, blesse et tue des êtres… toutes ces laideurs me remuent au plus profond. Impossible de m’en abstraire, de me dire que je ne suis pas responsable. Parce que j’y ai ma part de responsabilité. Moins que d’autres, pourquoi ne pas le dire (je déteste les confessions misérabilistes) ? Mais tout de même, ce n’est pas une consolation, encore moins une absolution.

Je suis sensible à tout cela, c’est ainsi et je n’y peux rien. C’est d’ailleurs probablement un privilège ‑ mais pas une singularité puisque partagé par tant de personnes dont je me sens frère et ami ‑ une sorte de prédisposition à adhérer au message de l’Evangile.

Mais je voudrais parler d’un hobby : la photographie. Je fais de la photographie, en tant qu’amateur, sans prétention, juste pour le plaisir comme on dit lorsqu’on veut justifier une pratique qui a l’air de ne servir à rien. Qui plus est, une pratique d’une banalité affligeante, puisqu’aujourd’hui tout le monde a un appareil photo sur son smartphone.

Alors, pourquoi s’obstiner à faire des photos qui ne seront probablement jamais publiées, jamais exposées, très rarement partagées… ? En y pensant, un mot me vient, toujours, infailliblement. La beauté. En photographiant, j’essaie de capter la beauté. Comprenez bien : il ne s’agit pas de faire des belles photos (l’idée de « belle photo » étant parfaitement dépourvue de sens), mais de capter quelque chose de la beauté.

Mais quel rapport avec ce qui précède ? Alors voilà : le lien avec la sensibilité aux laideurs du monde dont je parlais, c’est que capter la beauté, c’est voir la présence de Dieu dans le monde. Dostoïevski fait dire à un de ses personnages que « la beauté sauvera le monde ».  Je ne le crois pas. Je dirais plutôt que la beauté est le signe que le monde sera sauvé. La beauté est la preuve de la présence, certes étrangement discrète, de Dieu dans le monde. La beauté est la preuve de l’action de l’Esprit Saint qui agit dans le monde. La beauté est le signe qu’espérer a du sens.

Les Ecritures ne parlent pas beaucoup de la beauté. Du moins pas dans les catégories culturelles d’aujourd’hui. Mais elles disent quelque chose d’essentiel : que le Créateur a fait toutes choses par amour, avec une bienveillance infinie, en vue d’un projet dont le Règne du Christ est le point focal. Elles disent encore que toute la création est déclarée très bonne. Ce dont je crois que la beauté est la trace.

La beauté que je peux capter par une photographie est la preuve que le projet de Dieu pour le monde est en cours, quoi que soient les apparences. La beauté n’est ainsi pas une affaire d’esthétique, mais bien du regard que l’on porte sur les choses. Voir la beauté, c’est poser sur les choses un regard qui voit au-delà de ce qui est, un regard qui a affaire avec la poésie. La beauté, qui est trace de la bonté de Dieu, se décrypte aussi bien dans la nature et le vivant que dans un visage humain, dans un sourire ou le travail des mains.

Photographier la beauté est pour moi exprimer la foi que Dieu n’a pas abandonné les humains que nous sommes. C’est ce qu’on appelle communément l’espérance. Alors, ma prière : « Seigneur, par le don d’un regard capable de voir la beauté des choses, console-moi de la laideur et réjouis-moi par l’espérance ».

[1] Gilbert Cesbron – Ce que je crois ‑ Tout sauf un catéchisme Grasset 1970