Pensée quotidienne (23)

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Tout cela, c’est l’ombre de ce qui doit venir, mais ce qui existe réellement, c’est le Christ (Colossiens 2.17).

Le Christ m’a pardonné et libéré. C’est là ma nouvelle réalité. C’est par grâce qu’il m’appelle à cette nouvelle liberté. Mais la liberté est difficile, exigeante. Bien plus que la simple religiosité ou les gestes de piété. Alors, Seigneur, lorsque je suis tenté de retourner aux ombres de ma nouvelle réalité, rappelle-moi de relire les mots que l’apôtre Paul écrivait aux Colossiens (2.6-17). Il y dit si bien ce que tu m’offres, Seigneur.

La méditation quotidienne de Luc (12)

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« Ils se levèrent aussitôt et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent les onze disciples réunis avec les autres, qui disaient : « Le Seigneur est vraiment ressuscité ! Il est apparu à Simon ! » Et eux-mêmes leur racontèrent ce qui s’était passé en chemin et comment ils avaient reconnu Jésus au moment où il partageait le pain. » (Luc 24 :34-35 – NFC)

Bonjour à toutes et à tous,

Les évangiles nous rapportent différents épisodes et rencontres avec le Ressuscité. Les femmes sont les premières à faire face au tombeau vide, à l’annonce surréaliste des anges et au Ressuscité qui leur apparaît et leur adresse la parole. Il s’approchera encore de deux disciples en chemin et fera route avec eux. Finalement, c’est aux onze réunis qu’il se présentera.

Dans ce temps qui suit la mort et la résurrection de leur maître, les disciples restent ensemble. Ils ont visiblement ce besoin de proximité, de partage, de communion. Sans doute aussi parce qu’ils ressentent le manque, l’absence…

« La communauté me manque… » Ces paroles de Jon Foreman[1], je les ai entendu ce matin en visionnant la vidéo qu’il a posté hier sur YouTube. Le chanteur californien enregistre chaque jour une chanson par vidéo depuis que le confinement a été décrété en Californie. Ces paroles – La communauté me manque – ont  résonné en moi et elles ont été comme une révélation. Oui, c’est ça !

Nous expérimentons toutes et tous actuellement, à des degrés divers, ce manque des autres. Cela m’a rappelé une chanson[2] d’un auteur-compositeur-interprète français celui-là, Jean-Louis Aubert, dont voici un petit extrait :

Il manque un temps à ma vie
Il manque un temps, j’ai compris
Il me manque toi

Il manque un temps à ma vie
Il manque ton rire, je m’ennuie
Il me manque toi, mon ami

Oui, il manque un temps à ma vie…

Vous me manquez…

J’ai l’ennui de vous…

Aucune visioconférence, aucun culte en vidéo, aucun appel téléphonique, aucune lettre ou message écrit ne remplace la présence.

Prenez l’image ci-dessus. Elle est une représentation à deux dimensions du lieu de rassemblement d’une communauté chrétienne. La reproduction est fidèle et l’image est assez précise pour permettre de localiser l’endroit. Elle donne un aperçu d’un lieu géographique. Mais cette image aussi fidèle soit-elle ne peut d’aucune manière remplacer l’expérience réelle, visuelle, tactile et olfactive que vous pouvez avoir en vous y rendant corporellement.

La mise à jour de ce manque a été salutaire pour moi. Même s’il apparaît comme une évidence ; en prendre conscience et en faire ainsi le tour est véritablement libérateur. En réalité, cela me place davantage dans un état d’attente. En effet, je suis en attente de vous revoir, de vous parler et de vous entendre, non plus par écran interposé ou au travers d’un appareil, mais avec cette perception bien plus complète et complexe que nous offre le vivant. Je ne pense d’ailleurs pas que nous puissions durablement nous satisfaire d’un ersatz de relation.

D’ailleurs, le Vivant avec un grand V vient à la rencontre et s’approche des croyants réunis au même endroit. Et il en va de même pour le Souffle à la Pentecôte. Oui, nous attendons nous aussi la venue d’un Souffle nouveau qui dynamise et revitalise nos êtres et construit des relations plus fraternelles et solidaires entre les humains.

Bonne journée à toutes et à tous ! Soyez patients dans l’attente !

Amitiés, Luc, Cormoret, le 15 avril 2020

[1] Chanteur et guitariste du groupe de rock américain Switchfoot

[2] Alter Ego, Jean-Louis Aubert

La méditation quotidienne de Luc (11)

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« Et maintenant, il peut secourir les personnes qui sont mises à l’épreuve, parce qu’il a passé lui-même par l’épreuve et par la souffrance. » (Hébreux 2 :18 – NFC)

Bonjour à toutes et à tous,

Je vous propose ci-dessous la dernière partie de la « Méditation brève du Notre Père en tant que chemin de prière » de Philippe Rohr, diacre de l’Eglise protestante de Genève. C’est avec son aimable autorisation que je la reproduis ci-dessous :

…ne nous laisse pas entrer en tentation…

En quelques paroles, nous sommes ramenés à l’évidence que TOUT, ou presque, vient nous tenter de répondre au mal par le mal, d’une façon ou d’une autre ! Il y a de l’humilité et du réalisme de notre part de demander à Dieu de ne pas nous mettre à l’épreuve, de ne pas tester notre fidélité à ses commandements ; car nous connaissons par expérience, la réalité de nos faiblesses et de nos failles… Ces mots sont aussi pour le croyant qui ne doute pas que Dieu seul est victorieux du mal et donc demande protection, sauvegarde et secours.

Et de demander aussi, dans les épreuves – que la vie ne manque jamais de nous apporter – la persévérance et la confiance, même en cas de chute… « Ne nous laisse pas être emportés, embarqués… loin de Toi… dans les épreuves ; ne nous laisse pas céder au désespoir et Te tourner le dos ! » – telle est, aussi, une traduction pertinente de cette demande, dans la réalité des combats que nous pouvons avoir à livrer.

En priant le Notre Père, nous prions avec Jésus, encore et toujours. Nous regardons Jésus en train de mourir, sur la croix de l’Epreuve Ultime, et crier au Père à la fois : « Tu m’as abandonné ! » (Matthieu 27, 46) et « Entre Tes Mains, je confie mon Souffle de vie » (Luc 23, 46).

…mais délivre-nous du mal

Sachant aussi que nos propres comportements erronés peuvent être autant de « faux plis », pour ainsi dire, impossibles à repasser ! Nous savons combien, en raison de notre histoire, d’héritages et de conditionnements divers, qui expliquent mais ne justifient pas nos erreurs de parcours, nous répétons les mêmes travers, et sommes, en vérité, captifs de certains maux – chacun, chacune, à sa manière.

Et si nous ne doutons pas être sauvés de cela, et de tout comportement qui porte la mort, par la confiance en Jésus-Christ, nous demandons sans remettre à demain que cette libération s’incarne pleinement, et que nos parts d’ombre, nos zones encore blessées, où règne la peur, soient baignées de Lumière et d’Amour, en ce jour !

Qui n’en aurait pas besoin ?

…car c’est à Toi qu’appartiennent le Règne, la Puissance et la Gloire

Et n’est-ce pas la plus grande des assurances, le plus puissant réconfort, que cette prière millénaire des disciples de Jésus-Christ se termine par une confession de foi ?

Elle n’est pas un « dogme religieux », mais l’affirmation d’une confiance, aussi simple que radicale :

– à Dieu Seul, l’Ordre Juste du Cosmos ;

– à Dieu Seul, la Capacité de générer le Vivant et de l’accomplir ;

– à Dieu Seul, la Présence en plénitude, sans faille.

Me voici soulagé de tous les fardeaux pesants et charges écrasantes, à proprement parler, inhumaines, que l’Accusateur (un des noms du Mal dans la Bible) voulait me faire porter ! Dieu veut pour nous la vie – et ne nous condamne à rien.

Alors, oui, c’est l’affirmation d’une confiance ! Et qui n’a pas besoin que cette confiance soit renforcée ?

…pour les siècles des siècles

Pourtant, dans les aléas quotidiens, parfois négligeables, parfois de vraies circonstances dramatiques, nous pouvons nous appuyer ensemble, dans la foi, sur les Vérités Eternelles que la prière enseignée par Jésus nous transmet.

Aujourd’hui. Demain. Toujours.

Je peux donc aller en paix, en ce jour tel qu’il est ; le Christ me rappelle avec force dans les Evangiles que je n’ai pas à me tracasser pour les jours d’après ; que le mal à affronter pour ce jour-ci est déjà bien assez, et que pour le reste, Dieu pourvoit.

…Amen

La prière se termine précisément par cette ouverture du cœur : OUI ! AMEN !

Tout cela est vrai ; tout cela est solide.

Là, je peux m’appuyer, en réalité ; là, je peux trouver le repos… au moment même où j’entre dans cette nouvelle journée, que je ne connais pas encore.

Prier cette prière que Jésus nous a donnée, la prier très lentement, en laissant beaucoup d’espace entre chaque demande, pour qu’elle s’incarne dans notre situation présente, est un chemin de vivification de la Vie de Dieu en nous – en ces quelques paroles données par Jésus, tout humain peut exprimer son désir de revenir à Dieu, d’être purifié de ce qui l’empoisonne, et de communier à son Amour Infini.

Bonne journée à toutes et à tous ! Qu’en ce jour, Dieu vous donne de porter votre attention sur le Vivant, sur les autres et sur vous-mêmes !

Amitiés, Luc, Cormoret, le 14 avril 2020

Pensée quotidienne (21)

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À présent, nous ne voyons pas les choses clairement, nous les voyons comme dans un miroir, mais plus tard, nous verrons face à face. À présent, je ne connais pas tout, mais plus tard, je connaîtrai comme Dieu me connaît (1 Corinthiens 13.12).

Aujourd’hui, souvent je me trompe. Mes pensées, mes opinions ne peuvent être définitives: trop de données me manquent. Je progresse en tâtonnant. A vrai dire, cela me plaît, c’est comme une sorte d’aventure. Mais il me faut rester curieux, ouvert, humble et à l’écoute. A l’écoute de ta Parole, surtout, qui elle, est la vérité. Vérité qu’un jour je connaîtrai aussi clairement que Toi, mon Dieu, tu me connais.

Pensée quotidienne (20)

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Jésus dit: C’est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu’en passant par moi (Jean 14.6).

Me revient en mémoire ce chant qui dit « Tu es le Dieu des grands espaces et des vastes horizons… » La résurrection du Seigneur nous ouvre un chemin neuf, un chemin de vie et de liberté dans l’espace et la lumière. Invitation irrésistible à me mettre en route.

La méditation quotidienne de Luc (10)

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« Puis il s’adresse à Thomas : « Mets ton doigt ici et regarde mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté. Ne refuse plus de croire, deviens un homme de foi ! » (Jean 20 :27 – NFC)

Bonjour à toutes et à tous,

Vous est-il déjà arrivé de manquer un évènement important et qu’après coup d’autres vous rapportent la merveilleuse expérience que cela a été ? C’est précisément ce qui est arrivé à Thomas. Il était absent lors de la première apparition du Ressuscité. Et donc, lorsque ses compagnons lui disent « Nous avons vu le Seigneur », celui-là même qui a été crucifié quelques jours plutôt, Thomas ne peut le croire. « Si je ne vois pas la marque des clous dans ses mains, et si je ne mets pas mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, non, je ne croirai pas. »

Les premiers lecteurs de l’Évangile de Jean se situent à un moment de l’histoire où les témoins oculaires, ceux qui ont connu et côtoyé Jésus, qui l’ont vu ressuscité ont presque tous disparus. La question de la transmission de la foi en Jésus, le Christ se posent d’une manière nouvelle et la nécessité d’une parole écrite qui conserve le témoignage des apôtres est primordiale. L’enjeu est donc le passage, pour ces premiers croyants, de la vue à la foi.

Dans ce sens, Thomas est un peu notre jumeau. En effet, nous appartenons nous aussi à ceux qui n’ont pas assisté à ces premiers évènements. Et Jésus déclare heureuses les personnes qui n’ont pas vu et qui croient !

Comment ce message qui a traversé les siècles, ces paroles écrites afin que leurs lecteurs croient que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et que, par cette foi, ils aient la vie en son nom parle-t-il encore aujourd’hui ?

Comme tout le monde, je me pose des questions sur le monde d’après le covid-19. A quoi ressemblera-t-il ? Qu’est-ce qui aura changé ? Est-ce que nous serons différents et en quoi ?

Les premiers témoins de la résurrection ont eux aussi rencontré des difficultés à croire et à reconnaître l’impensable, l’inimaginable. Mais le Ressuscité portait les marques des clous et de la lance qui avait transpercé son côté. Il n’était pas une autre personne qui n’avait rien à voir avec le Crucifié. Au contraire le Crucifié et le Ressuscité sont une seule et même personne et il s’agit de comprendre la mort et la résurrection comme un continuum, comme un passage, une transition.

Et c’est justement cela que nous sommes appelés à réaliser. Dans la situation présente, nous sommes encore invités à croire qu’en Jésus, le Christ, il y a maintenant un passage de la mort à la vie, une vie après la mort !

Il y aura un après covid-19. Mais il s’agira de ne pas oublier que beaucoup sont morts et que nous portons tous des traces, des traumatismes pour certains et des blessures que cette pandémie aura laissées. La résurrection du Christ est là aussi pour nous rappeler qu’il ne faut pas chercher à effacer ces cicatrices mais à les intégrer désormais comme faisant partie de nous à la lumière du matin de Pâques. Non, la mort n’a pas le dernier mot. L’Amour est vainqueur du monde. Celui qu’on a rejeté, méprisé, renié, abandonné, frappé, crucifié, transpercé, n’est pas resté dans la mort. Il s’est réveillé d’entre les morts. Il s’est relevé. Il est sorti du tombeau et il vient à notre rencontre là où la peur nous garde enfermés et il nous annonce : « Que la paix soit avec vous ! »

Il vient précisément à la rencontre de ceux qui comme Thomas ont des doutes, des difficultés à croire. Ceux qui demandent à voir. Jésus ne fait aucun reproche à Thomas. Au contraire, il semblerait même qu’il vienne tout exprès pour lui, une seconde fois. La promesse de l’Évangile, c’est que Dieu ne se lasse jamais de nous interpeller, nous invitant toujours encore à la confiance et accueillant toutes nos interrogations.

Le Vivant vient nous rencontrer personnellement au cœur de nos doutes et de nos craintes. Et lorsqu’une parole personnelle nous est adressé – ne refuse plus de croire, deviens un homme de foi – nos besoins de preuves visuelles ou tactiles tombent car la révélation du Christ devient une réalité spirituelle que nous recevons par la foi ! Et alors, comme Thomas, nous disons : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Bonne journée à toutes et à tous ! « Réjouissez-vous dans le Seigneur, je le répète, réjouissez-vous ! »

Amitiés, Luc, Cormoret, le 12 avril 2020

Ressources (8)

Aurélie nous propose quelques prières qui pourraient nourrir notre propre prière, en particulier lundi de Pâques (13 avril) entre 20h et 20h15. Nous maintenons en effet ce quart d’heure de prière communautaire (mais à distance!!).

Une prière personnelle ou de groupe à domicile

Père céleste, tu promets dans ta parole que tu seras proche de ceux qui sont dans le désespoir. Nous venons à toi dans notre détresse, car tu es notre rocher, notre forteresse et notre sauveur. Sois la réponse à toutes nos questions et inquiétudes. Nous sommes convaincus que notre lien avec toi nous donnera toujours des forces nouvelles.

Nous prions pour tous ceux dont la vie quotidienne est massivement marquée par la crise de Corona et demandons la guérison de tous ceux qui sont malades. Seigneur, sois particulièrement proche des souffrants et des mourants -et réconforte leurs familles. Beaucoup de gens traversent des périodes de besoin, de désespoir et de solitude. Merci d’être près d’eux comme un bon et fidèle berger dans les vallées sombres. Nous pensons particulièrement aux :

  • personnes qui doivent être en quarantaine et qui n’ont personne à leurs côtés.
  • personnes qui atteignent les limites de leurs forces dans leur engagement envers leurs semblables.
  • personnes en responsabilité qui se sentent souvent dépassées.
  • personnes qui sont particulièrement vulnérables en raison de leur âge ou de maladies antérieures.
  • personnes qui souffrent ou craignent de grands dégâts matériels.

Jésus-Christ, bénis tous ceux qui, dans notre pays, occupent des postes à responsabilité et qui doivent supporter un lourd fardeau dans la gestion de la crise actuelle -que ce soit dans la politique, l’économie ou d’autres domaines de notre société.

Nous implorons de tout cœur que l’épidémie se calme et que les installations et ressources médicales soient en mesure de répondre aux besoins actuels. Nous prions pour que le nombre de personnes infectées et malades diminue. Et nous prions également pour les chercheurs afin qu’ils puissent bientôt réaliser une percée dans la lutte contre le virus.

Père, rends-nous reconnaissants pour chaque jour que nous passons en bonne santé. N’oublions jamais que notre vie est un don fragile. Accorde-nous, par ton Esprit Saint, une paix qui soit plus élevée que toute raison. Tu ne nous as pas donné un esprit de peur, mais l’esprit de force, d’amour et de sagesse. Dans cet état, nous voulons servir notre voisin. Aide-nous, Jésus, afin que nous puissions servir notre pays et les gens de notre temps en tant que porteurs d’espoir.

Nous te remercions de ta présence, de ton amour et de ta bonté.

Amen

Une prière pour des relations

Père céleste,

Il est difficile d’être seul. Nous avons été créés pour être en communion, pas pour être seul.

Mais nous Te disons merci parce que même si nous nous sentons seuls, Tu nous promets : Non, je ne te laisserai pas, je ne t’abandonnerai pas. Nous sommes reconnaissants pour la technologie qui nous aide à rester en contact les uns avec les autres.

Merci de nous rappeler aujourd’hui que cette période de distanciation sociale et d’isolement ne durera pas pour toujours.

Donne-nous la force de supporter cette saison difficile et d’approfondir nos liens avec Toi et Ton peuple.

Donne-nous une portion supplémentaire de Ton amour, de Ta paix, de Ton espoir et de Ta joie, car nous en avons besoin. Rappelle-nous Tes promesses, et guéris notre pays.

Au nom de Jésus, Amen.

Continuer en ajoutant votre propre prière…

Une prière pour que Dieu soit glorifié

Père céleste,

C’est Ton nom qui est honoré de génération en génération. Toi seul es digne de recevoir la gloire et la louange.

Tu n’es pas choqué par l’état du monde en ce moment. Tes voies ne sont pas les nôtres, et Tu n’as pas à Te demander ce qu’il faut faire. Rien ne T’est impossible.

Aujourd’hui, nous proclamons donc que Tu seras glorifié au travers de cette pandémie. Que Ton nom sera reconnu et glorifié partout sur la terre.

Perce l’obscurité avec Ta lumière. Brille plus fort que la peur de la mort, de la ruine économique ou d’une longue quarantaine.

Lorsque nous nous remémorons ce moment de l’histoire, puissions-nous être remplis de joie en nous souvenant du réveil, de l’espérance et de la paix qui ont émergé de cette saison.

Continue à attirer vers Toi ce monde qui souffre.

Au nom de Jésus, Amen.

Continuer en ajoutant votre propre prière…

Une prière pour l’Église mondiale

Père céleste,

Merci de nous permettre de faire partie de Ton Église mondiale en ce moment. Merci de nous donner l’occasion de répandre Ton amour et Ton espérance dans un monde qui vit dans l’obscurité et le désespoir.

Ta Parole dit que si Ton peuple s’humilie, se détourne de la méchanceté et invoque Ton nom, Tu répondras à ses besoins et Tu guériras son pays.

Nous, Ton peuple, Te demandons donc pardon pour les fois où nous avons choisi de ne pas aimer les gens que Tu as placés devant nous.

Permets que cette saison fortifie Ton Eglise et nous rappelle combien Tu aimes ce monde qui souffre.

Merci de guérir notre pays et de nous utiliser pour répondre aux besoins des autres. Fais grandir notre foi de même que Tu fais grandir Ton Église mondiale.

Viens Seigneur Jésus, et fais ce que Toi seul peux faire.

Au nom de Jésus, Amen.

Continuer en ajoutant votre propre prière…

La méditation quotidienne de Luc (9)

« Jésus dit alors : Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23 :34 – NFC)

Bonjour à toutes et à tous,

Nous poursuivons notre méditation sur la prière enseignée par Jésus à ses disciples.

Le texte qui suit est de Philippe Rohr, diacre de l’Eglise protestante de Genève. C’est avec son aimable autorisation que je le reproduis ci-dessous :

…pardonne-nous nos offenses

Il n’y a pas que ce qui remplit, comble et nourrit – il y a aussi ce qui entame et qui mange la vie. Qui ne commettra jamais de faute ? Qui n’aura jamais à en subir ? Qui ne sera jamais à l’épreuve du mal, commis ou subi ? Ou les deux !

Il n’y a pas de vie sans « pain » – il n’y a pas de vie non plus sans pardon.

Depuis toujours. Et aujourd’hui encore. Nous avons un besoin vital du par-don : de tout ce qui est au-delà du don. Au-delà de ce qui m’est possible, en tant qu’humain. Au-delà de ce qui t’est possible à toi, frère ou sœur en humanité. Nous avons besoin du par-don comme le dénouement de ce nœud de souffrance qui nous lie, quelles que soient nos propres « solutions » pour y mettre fin.

Demander à Dieu le pardon, c’est donc consentir à un chemin vers l’humilité… reconnaître peu à peu que « je » n’ai pas la solution au mal commis et/ou subi.

Et nous voici sur le chemin de la prière authentique, incarnée, réelle, concrète – qui ne chercher pas à « faire de belles phrases », en espérant plaire à Dieu, mais confie, humblement, et parfois dans les larmes, l’expérience douloureuse de tout ce qui reste bouché, bloqué. Pauvre.

C’est pourquoi il est bon de ne pas se précipiter sur la demande suivante du Notre Père… mais de laisser notre vie réelle incarner cette demande : « Pardonne-nous nos offenses ».

Voilà que nous cessons de faire semblant. Et que nous demandons à Dieu ce dont nous ne sommes pas capables. Car le pardon, nul humain ne peut le « fabriquer » lui-même. Nul humain ne peut le tirer de sa poche, comme si on en avait en réserve, de « son propre fonds ».

Les Psaumes nous l’enseignent encore : c’est auprès de Dieu que se trouve le pardon. C’est pourquoi, en quelques instructions vitales, Jésus nous oriente notre prière vers la Source du pardon. Qui est aussi la Source de l’Amour véritable.

« Aimons-nous les uns les autres car l’Amour vient de Dieu », rappelle Saint Jean en toute humilité et sagesse (1 Jean 4, 7).

Chaque fois que nous prions en demandant « pardonne-nous… », nous nous ouvrons déjà à cet Amour envers le prochain – que « je l’aime », ou que « je ne l’aime pas ! ». Car nous ne disons pas « pardonne-moi », mais « pardonne-nous » : alors même que je confesse mes errances et demande à en être libéré, je le demande pour TOUS.

Ce que la prochaine demande souligne de façon explicite :

…comme nous pardonnons aussi

Seule une telle humilité permet, au fond, de prier pour les autres comme pour nous-mêmes. Pour demander le pardon, sans distinction, pour TOUS.

Quand nous déclarons « pardonner aussi », nous savons bien que c’est une prière ! Car nous savons bien, en vérité, comme nous sommes incapables de pardonner, pour autant qu’il y ait vraiment de quoi pardonner, et pardonner beaucoup. Nous savons très bien tout ce que nous trouvons « impardonnable » !

Et peut-être n’aimons-nous pas trop nous souvenir que Jésus nous rappelle avec vigueur, dans les Évangiles, que « si nous ne pardonnons pas, notre Père Céleste ne nous pardonnera pas non plus », et que « tout ce que nous remettrons, laisserons aller, pardonnerons, sur cette terre, on le remettra, laissera aller, pardonnera aussi au ciel – mais ce que nous ne pardonnerons pas, ne laisserons pas aller, on le retiendra aussi au ciel ».

Oui, sans doute la vie nous a-t-elle déjà montré comme nous sommes pauvres, en réalité : pauvres en Amour, et peu enclins à laisser le pardon et la grâce de Dieu circuler ! Car c’est au fond tout ce qui nous est demandé – et même : remis entre nos mains !

Alors oui, sans aucun doute, nous avons à prier, nous avons à demander avec force à ce que ce pardon que Dieu seul peut donner circule, et qu’il nous traverse librement – pour nous-mêmes, comme pour les autres. Sachant qu’il n’est pas sûr que nous soyons mieux disposés à être pardonnés nous-mêmes qu’à voir les autres pardonnés.

…à ceux qui nous ont offensés

Ainsi, au moment de dire, dans la prière du Notre Père, que « nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé », c’est une bonne occasion de ne pas parler dans le vide, pour vite passer à la suite, mais de se remémorer les personnes qui nous ont offensés, et dont nous n’avons pas encore oublié l’offense ! Et pas remis, ni effacé les dettes envers nous.

Une bonne occasion, à travers ces mots, de disposer son cœur à se mettre à l’Ecole du Christ – qui enseigne de prier pour ses ennemis, de faire du bien à ceux qui nous traitent mal, de bénir ceux qui nous insultent… etc. !

Si le courage nous manque d’incarner les gestes que Jésus enseigne, en réponse au mal (« faites du bien à ceux qui vous détestent », Luc 6, 27), nous pouvons, pour le moins, nous mettre sur le chemin de demander pour eux la grâce de Dieu.

En gardant notre regard sur Jésus, qui, humilié, torturé, et mourant sur la croix, continue d’incarner la prière qu’il a enseignée à ses disciples : « Père, pardonne-leur… » (Luc 23, 34).

Bonne journée à toutes et à tous ! Prenez soin de vos relations !

Amitiés, Luc, Cormoret, le 11 avril 2020