La méditation de la semaine (9)

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« En fait, c’est une patrie meilleure qu’ils cherchaient, c’est la patrie du ciel. » Hébreux 11:16

Bonjour à toutes et à tous,

Dans le top 10 des clichés sur la Suisse, on retrouve en bonne place les vaches, juste derrière le fromage et le chocolat, deux produits à base de lait de vache, justement. Les montagnes sont également des emblèmes de suissitude. La beauté et la propreté de notre pays font aussi partie des qualités reconnues et appréciées, sans oublier les montres, les banques et le fameux couteau suisse. N’en jetez plus, la coupe est pleine !

En cette veille de fête nationale, il se pourrait que le patriote qui sommeille en nous, se réveille un peu… Pourtant, nous le savons, les clichés ne résistent pas longtemps face à une réalité plus contrastée. Un peu comme cette bonne vieille carte postale représentant un paysage enchanteur qu’on envoyait même si la vue était nettement moins attrayante !

Les humains et les citoyens que nous sommes n’échappent pas à l’utopie de nous croire parfois meilleur que les autres, n’est-ce pas ? Car comme le dit le Cantique suisse « les beautés de la patrie parlent à l’âme attendrie. » Mais ne nous attendrissons pas trop sur tous ces clichés !

Si l’auteur de l’épitre aux Hébreux nous reste inconnu, les destinataires de ces écrits sont eux assez clairement identifiés. Ils s’adressent à des chrétiens d’origine juive, des Hébreux issus du peuple de la promesse, descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Le contexte est semble-t-il celui d’une tendance à un retour à des pratiques sacrificielles ancestrales héritées de leurs pères.

Et c’est donc à partir de ces pères-là, qu’il développe son propos démontrant une constante et une continuité entre la foi des ancêtres et celle dont le Christ est l’initiateur, Celui qui la mène à son accomplissement. Pourtant, pour l’auteur, il n’y a aucune commune mesure entre l’ancien, le passé et le futur, entre le présent visible et l’invisible espérance de la cité à venir.

Clairement, cette Parole nous invite à garder nos yeux fixés sur le Christ et sur la promesse de résurrection dont il est porteur. Il ne s’agit pas de vivre dans l’illusion d’une pleine et immédiate réalisation dans nos patries et nos possessions terrestres.

Car contrairement aux paroles du Cantique suisse, ce ne sont pas des grands monts que vient le secours. Rien ne sert non plus de garder la foi des aïeux, de vivre comme eux et de mettre ses biens, son cœur et sa vie sur l’autel de la patrie pour obtenir le trésor précieux que Dieu bénira des cieux.[1]

Le croyant est une personne qui n’oriente pas seulement sa vie selon les réalités visibles, présente et passée. Elle est entièrement tournée vers un avenir, un devenir encore à réaliser, un accomplissement, une complétude dont Jésus, le Christ est le pionnier.

Loin des clichés, des traditions ou d’un patriotisme béat, restons debout, en marche à la suite du Christ et à la recherche d’une meilleure patrie. « Je préfère donc bien plutôt mettre ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure[2] », écrivait un autre juif du premier siècle.

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                            Cormoret, le 31 juillet 2020

[1] Extraits de la 4e strophe du Cantique suisse. Le voici en intégralité :

Des grands monts vient le secours;
Suisse, espère en Dieu toujours!
Garde la foi des aïeux, Vis comme eux!
Sur l’autel de la patrie
Mets tes biens, ton cœur, ta vie!
C’est le trésor précieux
C’est le trésor précieux
Que Dieu bénira des cieux,
Que Dieu bénira du haut des cieux.

[2] 2 Corinthiens 12 :9

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