La méditation de la semaine (8)

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« Arrêtez, et sachez que je suis Dieu ! Je domine sur les nations, je domine sur la terre. » Psaume 46:11

Bonjour à toutes et à tous,

Arrêtez ! Cette injonction peut entraîner des réactions diverses… Le plus souvent, on constate une résistance voire carrément une ignorance face à un ordre qui paraît absurde. Car arrêter un véhicule en marche, une activité, une guerre, un travail en cours ou une économie florissante pour certains n’est pas simple. Dans le feu de l’action et avec la pseudo-maîtrise pseudo-rationnelle de tout l’existant que l’homme moderne s’est forgée, abandonner son affairement et sa course effrénée est délicat. Arrêter, c’est délaisser l’illusion de la maîtrise et de la toute-puissance.

Nous sommes en 2020 et cette année n’est pas vraiment comme les autres. Peut-être même qu’elle constituera un tournant… Nombre de choses se sont arrêtées et nul n’aurait imaginé qu’elles puissent se retrouver immobilisées un jour. Qui aurait pu songer un instant voir toutes les flottes de l’aviation civile clouées au sol, à l’arrêt ?

Et même si depuis quelque temps, les « affaires » ont (malheureusement ?) repris, j’aimerais ne pas rester conforme au siècle présent, mais me laisser transformer et renouveler dans mon intelligence par ce qu’il vient de se passer[1]. Tant de choses que l’on faisait sans se poser de question se sont arrêtées. Tant de manières de vivre se sont modifiées.

« Arrêtez, et sachez que je suis Dieu ! » Arrêter pour considérer l’Autre et connaître qui est Dieu. Voici une immobilité libératrice ! C’est se confronter à une limite qui sauve. L’arrêt permet de reconnaître qu’il y a Quelqu’un d’autre qui existe en dehors de moi et qui surpasse toutes mes actions et toutes les choses futiles de ce monde-ci. Arrêter de croire que je peux tout et que je suis tout. Enfin sauvé !

Dans le contexte du psaume 46, Dieu intime l’ordre d’arrêter les combats, de casser les arcs, de briser les lances, d’incendier les chars de guerre. Autant de symboles de puissance, de domination que les nations brandissent, se croyant fortes, armées jusqu’aux dents, invincibles. « Arrêtez, et sachez que je suis Dieu ! Je domine sur les nations, je domine sur la terre. »

Pour connaître et savoir qui est Dieu, il faut abandonner, laisser tomber ce que nous pensons détenir par nos propres forces, nos propres moyens. C’est aussi cela la crainte de l’Eternel et elle est le commencement de la sagesse, nous dit le livre des Proverbes[2]. Laisser aller notre ambition de maîtrise et le côté rationnel et rassurant du faire, pour se laisser rencontrer par le seul abri et le seul appui qui vaille.

Car le sens de l’existence se trouve dans le calme et la méditation. La vie spirituelle, c’est l’immobilité qui donne du sens à notre action. Arrêter n’est donc pas si grave. C’est juste remettre les choses dans le bon ordre et nous replacer à notre juste place.

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                            Cormoret, le 24 juillet 2020

[1] Romains 12 :2

[2] Proverbes 1 :7

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