La méditation quotidienne de Luc (44)

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« Partout où il allait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les malades sur les places et on le suppliait de leur laisser toucher au moins le bord de son vêtement ; tous ceux qui le touchaient étaient sauvés. » Marc 6 :56

Bonjour à toutes et à tous,

L’animation reprend peu à peu dans les rues et sur les places de nos villes et nos villages. Les terrasses accueillent leurs clients venus savourer enfin un espresso ou une gelato. L’attente liée au confinement prend fin progressivement un peu partout en Europe. Les places ne laissent rien transparaître du drame de la maladie et de tous les traumatismes laissés par la pandémie, laquelle est d’ailleurs toujours effective. Chez nous, tout s’est déroulé et se déroule à l’abri des regards, derrière les murs des hôpitaux, des salles de soins intensifs et des chambres des établissements médico-sociaux.

Du temps de Jésus en Galilée, il n’existait ni hôpitaux ni système de soin. Les thérapies antiques étaient bien différentes de notre médecine actuelle. Dans la foi juive, Dieu est considéré comme le vrai médecin. Et les miracles des prophètes comme Elie et Elisée empreignent la foi des contemporains de Jésus. La maladie et la guérison sont alors comprises comme résultant de l’action de forces surnaturelles avec l’idée d’omniprésence des démons. La mention dans le texte ci-dessus qu’on le suppliait de leur laisser toucher au moins le bord de son vêtement et que tous ceux qui le touchaient étaient sauvés, indique la conception surnaturel et magique, présente à cette époque.

Dans ce contexte, les pratiques soignantes de Jésus démontrent avant tout le renversement du pouvoir de Satan sur terre et l’établissement du Royaume de Dieu. D’où son pouvoir irrésistible : aucune pathologie, aucun démon ne lui résiste. Il agit par sa propre autorité. Celle-ci lui est conférée par Dieu lui-même. Ce que les évangiles décrivent avant tout c’est donc la venue du règne de Dieu. Les signes opérés par Jésus s’inscrivent dans l’avènement de ce Royaume et la défaite de Satan.

Et pour nous aujourd’hui qu’est-ce que cela signifie ? Qu’entendons-nous et qu’attendons-nous lorsque nous prions « que ton règne vienne » ?

La guérison des corps et les soins prodigués par Jésus à tout homme pauvre ou riche avec douceur, empathie et respect doivent nous encourager à soutenir tous les soignants, médecins, personnel infirmier, psychologues qui travaillent pour guérir les corps et les âmes.

Le règne de Dieu est encore et toujours à venir. Nous sommes nous aussi engagés dans ce combat pour la justice, la paix, la joie à la suite du Christ. Et Jésus invitait déjà ses contemporains à se préoccuper d’abord de cela. « Cherchez d’abord le règne de Dieu, cherchez à faire sa volonté et Dieu vous accordera aussi tout le reste (sous-entendu les biens matériels). Ne vous inquiétez donc pas du lendemain car le lendemain s’inquiétera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. »[1]

Comme du temps de Jésus, les gens ont certainement besoin de plus qu’un espresso ou de gelati. Ils attendent de voir le règne de Dieu et les signes de justice, de paix et de joie qui l’accompagne. En nous mettant au service de notre prochain, dans la mesure de nos moyens, nous coopérons à l’avancement de ce règne. « Celui qui sert le Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des êtres humains. Recherchons donc ce qui contribue à la paix et qui permet de nous entraider de manière constructive. »[2]

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                              Cormoret, le 27 mai 2020

 

P.S. Je me suis inspiré des propos de Christine Prieto, auteure du livre « Jésus thérapeute » sorti chez Labor et Fides en 2015

[1] Matthieu 6 :33-34

[2] Romains 14 :17-19

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