La méditation quotidienne de Luc (38)

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« Mieux vaut avoir peu et reconnaître l’autorité du Seigneur que posséder beaucoup et vivre dans l’inquiétude. Mieux vaut un plat de légumes préparé avec amour qu’une viande savoureuse assaisonnée de haine. » Proverbes 15:16-17

Bonjour à toutes et à tous,

Dans le marasme actuel, la crise alimentaire guette de nombreuses personnes. Après deux mois de crise sanitaire, le nombre de personnes et d’enfants qui risquent de se retrouver devant une assiette vide a considérablement augmenté. Si bien que le journal Le Monde titrait le 12 mai dernier : « Coronavirus : après la pandémie, une grave crise alimentaire menace au nord comme au sud. » Et la journaliste Mathilde Gérard écrivait ceci : « Dans tous les pays frappés par la pandémie de Covid-19, des plus riches aux plus pauvres, la malnutrition a gagné de nouvelles populations. Les rues de Genève, l’une des villes les plus fortunées du monde, ont vu se former, chaque samedi, des files de plusieurs centaines de mètres pour recevoir des paniers alimentaires. Partout, la crise, dont on est loin encore de mesurer l’ampleur finale, pourrait faire basculer dans la faim des dizaines de millions de personnes. » Ce cri d’alarme fait froid dans le dos…

J’ai suivi une discussion-débat organisée par la FREE[1] et diffusé sur internet à propos du « Plan de protection pour les Eglises évangéliques », plan proposé par le Réseau évangélique suisse. Il y était essentiellement question des mesures de protection à mettre en œuvre pour la reprise des cultes dans les églises. Pourtant, au milieu de ce débat, une brève intervention a attiré mon attention. Le pasteur Norbert Valley s’interrogeait à propos des conditions de mise en place de « la distribution de nourriture qui est encore plus importante… » Il en parlait comme « des activités très nécessaires. »

« Donnez-leur vous-mêmes à manger ! » Ces paroles de Jésus à ses disciples dans le récit de la multiplication des pains[2] démontrent que le Fils de Dieu compte sur ses disciples pour faire face aux besoins nutritionnels de la foule. Il souhaite que ceux-ci prennent à leur compte l’action de donner à manger plutôt que de renvoyer ces gens comme les disciples le proposent : « Renvoie tous ces gens, afin qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs pour y trouver à se loger et à se nourrir… » Leur malaise (?) ou leur désarroi devant la foule affamé, amènent les disciples à chercher comment résoudre cette situation embarrassante. Ils s’imaginent pouvoir se dégager du problème en renvoyant chacun trouver sa propre subsistance et son propre logis. Jésus, lui, ne l’entend pas de cette oreille.

Le pari est de taille pour nous aussi. Toutefois les deux proverbes bibliques cités en préambule sont un encouragement. Premièrement, il est préférable d’avoir peu et reconnaître l’autorité du Seigneur que posséder beaucoup et vivre dans l’inquiétude. Deuxièmement, un plat simple préparé avec amour surpasse largement un met succulent servi avec mépris.

Je me risque à traduire tout cela dans notre contexte. Nous pourrions peut-être nous serrer un peu la ceinture en réduisant notre consommation pour partager avec ceux qui n’ont rien. Cela est nettement préférable à l’inquiétude de perdre ce que nous possédons. De plus, grâce à ce que nous remettons entre les mains du Seigneur, le rassasiement de tous est possible ! Servir à manger un repas simple avec amour et nous engager en soutenant le travail caritatif ou en nous mettant nous-mêmes au travail pour donner à manger est largement plus important qu’une viande savoureuse assaisonnée du dédain envers autrui.

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                               Cormoret, le 16 mai 2020

[1] Fédération romande d’Eglises évangéliques

[2] Luc 9 :12-17

1 réflexion au sujet de “La méditation quotidienne de Luc (38)

  1. Merci pour tes messages. Celui du jour nous fait réfléchir à la valeur que nous voulons donner aux relations et à l’argent. La situation actuelle est une bonne révélatrice du fonctionnement du monde. Le choix est vite fait. Bon dimanche.

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