La méditation quotidienne de Luc (37)

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« Pareil à un arbre planté au bord de l’eau qui pousse ses racines vers le ruisseau, il ne sent pas venir la chaleur, son feuillage est toujours vert ; une année de sécheresse ne l’inquiète pas, il ne cesse de fructifier. » Jérémie 17:8

Bonjour à toutes et à tous,

A l’heure où pour beaucoup l’assurance chômage, la caisse de compensation, l’assurance maladie, l’AVS ou l’aide sociale forme un filet de sécurité bienvenu, nous mesurons à quel point nous, Suisses, sommes des privilégiés. Mais privilégié ne veut pas dire pour autant rassuré. Beaucoup sont désécurisés, inquiets et anxieux face à l’avenir, et on peut les comprendre.

En effet, non seulement les différentes assurances ne suffiront sans doute pas, mais nombreux sont ceux qui risquent de passer au travers des mailles du filet. « Le miracle suisse[1] » fait désormais partie des souvenirs et la prospérité qui faisait notre fierté est mise à mal. Catastrophe pour les uns, nouvelles opportunités pour d’autres, pas simple en tout cas d’appréhender une situation totalement inédite.

Le prophète Jérémie, en exil à Babylone, dénonce le culte que les Hébreux exilés vouent à Ashera (ou Astarté) déesse cananéenne de la fécondité et de la fertilité. Les compatriotes de Jérémie réfugiés en Egypte affirment au contraire qu’Astarté est généreuse et qu’elle leur offrait du pain en grande quantité. Et ils ne manquent pas de rappeler au prophète les faits passés : « Tu prétends que tu nous parles de la part du Seigneur, mais nous refusons de t’écouter. Nous ferons plutôt ce que nous avons promis : nous présenterons des offrandes de parfum et de vin à la déesse Astarté, la reine des cieux, comme nous l’avons fait jusqu’ici, ainsi que nos ancêtres, nos rois et nos ministres, dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem. Alors nous avions suffisamment à manger, tout allait bien pour nous et nous ne connaissions pas le malheur. Mais depuis que nous avons cessé de présenter ces offrandes de parfum et de vin à la reine des cieux, nous manquons de tout et nous sommes exterminés par la guerre et la famine. » (Jérémie 44 :16-18)

L’argumentation semble indiscutable. Il faut retourner aux pratiques d’avant lorsque tout allait bien pour nous et nous ne manquions de rien. Le réflexe est compréhensible et le raisonnement semble fondé. Mais il est faux. Malheur à l’homme qui compte sur des mortels : sa force vive n’est que chair, son cœur se détourne du SEIGNEUR. Pareil à un arbuste dans la steppe, il ne voit rien venir de bon… (v.5)

En fait, il n’existe aucune entité créé par l’homme, aucun modèle de prospérité économique qui puisse assurer la sécurité. Il n’existe pas d’autre voie que celle de la confiance dans le Seigneur, le Créateur de l’univers. Et le prophète déclare bienheureux l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur, celui dont le Seigneur est l’assurance ! (v.7) Pareil à un arbre planté au bord de l’eau qui pousse ses racines vers le ruisseau, la sécheresse ne l’inquiète pas.

L’arbre qui pousse ses racines en profondeur vers le courant d’eau ne fait rien de spectaculaire, ni même de visible et d’apparent. Mais il fait la seule chose qui soit vraiment vitale. Ainsi approfondir sa relation avec Celui qui est le pain de vie et qui nous dit : « Celui qui vient à moi n’aura jamais faim et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. » (Jean 6 :35) n’est de loin pas une perte de temps. Car c’est là, dans la confiance d’une relation, que nous pouvons puiser l’énergie qui nous permet d’avoir une action concrète, durable et fructueuse.

Bonne journée à toutes et à tous ! Poussons nos racines vers la vraie Source !

Amitiés,

Luc                                                                               Cormoret, le 15 mai 2020

[1] Titre d’un documentaire du magazine « Un Œil sur la planète » diffusé par France 2 le 2 novembre 2015

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