La méditation quotidienne de Luc (2 avril)

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« Dieu, c’est toi mon Dieu ! Dès l’aube je te désire ; mon âme a soif de toi ; ma chair languit après toi, dans une terre desséchée, épuisée, sans eau. » (Psaume 63 :2 – TOB)

Bonjour à toutes et à tous,

L’image de ce jour n’est pas vraiment actuelle. Nous ne sommes pas encore à la saison où les champs sont mûrs pour la moisson. Mais celui qui laboure, celui qui sème le fait avec l’espérance d’en récolter le fruit. « Celui qui laboure doit labourer, en espérant récolter quelque chose » écrit l’apôtre Paul. (1 Corinthiens 9:10)

En me levant à l’aube ce matin, j’ai vu ma chambre s’éclairer peu à peu. Dans ces premières lueurs du jour, j’ai aussi éprouvé cette soif de l’âme, ce creux au fond de l’être qui attend d’être rempli, irrigué. S’il est vrai qu’à chaque jour suffit sa peine, il est tout aussi vrai qu’il n’est pas possible de capitaliser sur l’eau vive reçue la veille.

Dieu, c’est une rencontre pour chaque jour. Dieu, c’est une présence à rechercher à chaque instant. Dieu, c’est un cœur à cœur avec Celui qui est de toute éternité.

Le psaume cité ci-dessus fait allusion au séjour de David dans le désert de Juda. Le désert symbolise à la fois l’aridité et l’absence presque totale de vie, mais il est aussi l’endroit du retrait, de la solitude, propice à l’approfondissement de la vie intérieure et spirituelle. Dans cette sorte de désert relationnel que nous traversons avec l’absence de contacts sociaux de chair et d’os, n’oublions surtout pas le manque qui se creuse. En effet, notre humanité est essentiellement constituée de relations et d’interactions. En l’absence de relations proches, réelles, vivantes, fraternelles, chaleureuses où l’on peut se regarder dans les yeux et se toucher, nos êtres s’assèchent et notre « réservoir affectif » s’épuise…

En attendant de renouer avec les relations vivantes entre nous, persévérons dans notre communion avec l’Eternel présent. Là dans l’endroit secret de nos cœurs, l’eau vive ne manque jamais. Invitons-le quotidiennement à venir, à entrer chez nous et à prendre un repas avec nous.

Écoute, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je prendrai un repas avec lui et lui avec moi. (Apocalypse 3 :20)

Bonne journée à toutes et à tous ! Et bon appétit en présence du Ressuscité !

Amitiés,

Luc

Cormoret, le 2 avril 2020

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