Pensée quotidienne (98)

Jésus lui-même les rejoignit et fit route avec eux (Luc 24.15).
Voici ma dernière pensée quotidienne, puisque depuis demain je serai à la retraite! Merci à vous toutes et tous qui m’avez lu, tout ou partie, au long de ces 98 pensées quotidiennes (dont 2, textes et photos, sont de mon épouse; nous invitons pour un souper celui qui devine lesquelles). Et puis, surtout, le confinement est derrière même s’il en subsiste quelques contraintes. C’est donc le moment de reprendre la route. Avec Jésus qui toujours nous rejoint. Ma prière est qu’il vous conduise à travers des paysages nouveaux et, qu’il fasse soleil ou qu’il pleuve, que sa compagnie, toujours, vous réjouisse et vous rassure.

Pensée quotidienne (97)

Cessez de juger selon l’apparence, mais jugez selon ce qui est juste ! » (Jean 7.24).

Allez savoir pourquoi, les vaches highland me font craquer. Je leur trouve une tellement bonne bouille! Un air de philosophe! Elles semblent me dire « relax Daniel, respire ». Mais en fait, je les juge sur l’apparence, je ne connais rien aux qualités et défauts des bovins. Un jugement comme je me surprends de temps en temps à poser sur l’un de mes semblables. Pourtant, l’apparence n’est pas le bon critère. Le bon critère est de juger selon la justice. Oui, mais c’est beaucoup plus difficile… Aide-moi, Seigneur, à poser sur l’autre un regard comme celui que Toi tu poses sur moi: un regard bienveillant…

Pensée quotidienne (96)

… la foi qui a été transmise… (Jude 1.3).

Au travers de roues dentées et de pignons qui s’engrènent les uns avec les autres, on transmettait l’énergie de l’eau pour actionner meules et forges. De même, la foi se transmet. Nos cultes sont des lieux de transmission de la foi: la Parole y est prêchée, chantée, priée. L’encouragement et l’exhortation mutuels sont comme des engrenages au travers desquels l’énergie de la foi est transmise des uns aux autres.

Pensée quotidienne (95)

Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu (Hébreux13.7).

C’est dans ce temple (Fontainemelon, Val-de-Ruz) que j’allais à l’école du dimanche. Je me souviens vaguement de la monitrice, pas du tout de ce qu’elle disait. Pourtant, je suis persuadé qu’a été semée une graine qui plus tard a germé et s’est développée en foi. Merci à mes parents de m’avoir conduit là les dimanches, merci à cette monitrice qui sans le savoir a sans doute donné le goût des choses de Dieu à l’enfant que j’étais.

La méditation de la semaine (4)

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« Le roi qui gouverne les êtres humains avec justice et qui se soumet à Dieu pour les diriger est pareil au soleil qui se lève, lumineux, dans un ciel matinal sans nuage. À la chaleur de ses rayons, après la pluie, la verdure sort de terre. »                            2 Samuel 23: 3b-4

Bonjour à toutes et à tous,

Le texte ci-dessus fait partie des dernières paroles de David, le grand roi d’Israël. Il se compare à un soleil qui se lève et dont la chaleur de ses rayons fait sortir la verdure de terre. Rien que ça !

Cela me fait penser à un autre roi célèbre, Louis XIV appelé aussi le Roi Soleil et dont la souveraineté sur le royaume de France dura septante-deux ans ! La monarchie de droit divin lui conférait alors tous les pouvoirs. En effet, le roi de France tenait sa couronne de Dieu et il était « empereur en son royaume » selon la formule consacrée. Pour les historiens, le Roi Soleil est sans doute celui qui incarna le mieux la monarchie de droit divin. Le mythe autour de sa personne ainsi que la construction d’un lieu monumental pour asseoir son pouvoir (le château de Versailles) sont là pour en témoigner.

L’évocation de ces deux personnalités hors du commun qui ont marqué l’histoire du peuple d’Israël pour David et celle de France pour Louis le Grand peut surprendre. Le premier est décrit dans les Ecritures comme « un homme selon le cœur de Dieu » ce qui ne l’a pas empêché d’être adultère et meurtrier. Le second s’est surtout attaché à asseoir son pouvoir dans un absolutisme de droit divin en persécutant notamment les communautés protestantes. Les parallèles sont sans doute hasardeux…

Toutefois, nous retrouvons dans les deux cas ce qui fait la grandeur, la magnificence mais aussi la décadence d’une monarchie avec un culte de la personnalité qui nous paraît déplacée aujourd’hui. Pour nous, citoyens d’un Etat démocratique disposants des droits civiques et politiques et vivants au vingt-et-unième siècle, il est particulièrement difficile d’admettre qu’une personne quel qu’elle soit prenne une position de pouvoir absolu.

Aucunement nostalgique de la monarchie fut-elle de droit divin, je m’interroge sur les sphères du pouvoir et la manière dont nous sommes invité à exercer nos droits, nos devoirs et donc notre autorité. Car en démocratie, plus de pouvoir absolu ni de droit divin, mais des droits et des devoirs civiques et politiques pour tous. Le pouvoir est entre les mains du peuple et chaque citoyen est appelé à l’exercer avec discernement. Tous citoyens et donc tous responsables !

Cette position de pouvoir et d’autorité est certes limitée mais bien réelle. Par nos choix, nos actes, notre attitude et notre discours nous influençons le vivre ensemble et la manière de faire société.

Si nous contextualisons la prière du roi David nous pourrions écrire ceci : Le peuple qui exerce ses droits et ses devoirs avec justice et qui se soumet à Dieu pour se diriger est pareil au soleil qui se lève, lumineux, dans un ciel matinal sans nuage. À la chaleur de ses rayons, après la pluie, la verdure sort de terre.

Le peuple de Dieu qui est l’Eglise est appelé à être lumière du monde et sel de la terre selon les paroles de Jésus[1]. Les disciples de Jésus-Christ donnent de la saveur. La source lumineuse qu’est le Christ rayonne au-delà d’eux-mêmes pour en réchauffer d’autres. Par cette image, le Christ nous invite à déceler notre vocation profonde dans le monde[2].

Le récit biblique au travers de ces grandes figures tel que le roi David culmine en Jésus, le Christ. Aujourd’hui, nous sommes son corps agissant dans le monde, suivant les pas de l’homme de Nazareth. Notre pouvoir et nos potentialités de faire du bien sont réelles. Nous possédons toutes et tous des dons et des capacités uniques. Ces nuances sont la saveur particulière qu’aucun autre que nous-même ne peut apporter au monde.

Suivant l’appel du prophète Michée[3], entrons dans notre vocation et poursuivons notre marche à la suite du roi serviteur !

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                              Cormoret, le 26 juin 2020

[1] Matthieu 5 :13-16

[2] Carolina Costa, « Lumière du monde, sel de la terre », https://epg.ch/lumiere-monde-sel-de-terre/

[3] « On t’a enseigné ce qui est bien, ce que le Seigneur exige de tout être humain : il demande seulement que tu respectes les droits des autres, que tu aimes agir avec bonté et que tu suives avec humilité le chemin que lui, ton Dieu, t’indique. » Michée 6 :8 (NFC)

Pensée quotidienne (94)

Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bien, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait (Romains 12.2).

Seigneur, pardonne-moi de me barricader dans mes certitudes intérieures. Alors, que ta Parole brise la forteresse de mes pauvres assurances et abatte les murs derrière lesquels je me retranche. Que ta Parole et ton appel me saisissent et renouvellent mon intelligence.

Pensée quotidienne (93)

« Vous avez appris qu’il a été dit – Et bien! moi je vous dis… » (Matthieu 5).

Seigneur, tu ne nous enseignes pas un nouveau code à observer, mais tu nous adresses un appel à aller toujours plus loin, toujours au-delà. Merci Seigneur pour le chemin de foi que tu me proposes, qui est un chemin de découverte et de paysages toujours nouveaux.

Pensée quotidienne (92)

« Venez à l’écart dans un endroit désert et reposez-vous un peu. » (Marc 6.31).

Dans notre culture, le travail est perçu comme la vertu suprême et on soupçonne le repos d’incitation à la fainéantise. Mais je me souviens de ces quelques mots dans un livre qui a beaucoup compté dans ma vie de foi: Que faire? Rien, sinon (et n’est-ce pas l’activité suprême?) se laisser traverser par la Parole de vie, ouvrir large la bouche et aspirer cette parole qui en se découvrant illumine (Ps 119.130-131). Le vrai repos est ainsi ce temps où la vie spirituelle se régénère et s’accroît. Seigneur, merci pour les temps de repos; que ta Parole m’y traverse en laissant en moi son empreinte.

Pensée quotidienne (91)

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« Est-ce que vous voulez partir, vous aussi ? » (Jean 6.67).

Seigneur, tu ne t’imposes pas, jamais. Tu ne retiens personne par contrainte, ni physique, ni morale. Peut-être ai-je été tenté de m’en aller sur d’autres routes. Mais je suis resté, librement. Tu n’exerces aucune pression, jamais. Je reste, sans doute parce que, comme Pierre, j’ai goûté que tu as les paroles qui font vivre. Des paroles de vérité, qui font tellement sens et qui invitent à l’espérance et à la joie.