Pensée quotidienne (68)

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Après cela, je vois quatre anges debout aux quatre coins de la terre. Ils retiennent les quatre vents de la terre : ainsi aucun vent ne peut souffler sur la terre, ni sur la mer ni sur aucun arbre (Apocalypse 7.1).

Ma prière, en ce dimanche de Pentecôte: que l’après pandémie ne soit pas comme l’avant, que le vent de l’Esprit Saint se mette à souffler sur la terre, qu’il fasse tourner les pales du monde et qu’il en résulte une immense énergie pour la paix, la justice et la joie.

La méditation quotidienne de Luc (47)

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« Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. » Actes 2:1

Bonjour à toutes et à tous,

Les Eglises doivent repenser la manière de se rassembler. Certaines d’entre elles s’apprêtent à vivre un dimanche de Pentecôte bien particulier avec les premières messes et cultes célébrés dans les églises et les temples en présence des fidèles depuis presque trois mois. D’autres renoncent pour l’instant en raison de mesures difficilement applicables dans leur contexte.

Ce que nous vivons actuellement est totalement inédit et même si les rassemblements de personnes sont de nouveau possibles à certaines conditions, le fonctionnement même des Eglises a été totalement chamboulé par cette crise sanitaire sans précédent. Et cela touche au cœur de la vie de la communauté des croyants, lesquels depuis l’évènement de la Pentecôte rapporté dans le livre des Actes, se réunissent chaque semaine pour former ensemble l’Eglise[1].

Cependant, à la Pentecôte, le mouvement de l’Esprit est une force qui pousse vers l’extérieur. L’action de l’Esprit sur les croyants réunis tous ensemble au même endroit produit l’effet d’une détonation dont l’onde de choc va atteindre les extrémités de la terre. L’Esprit ne peut être contenu ou retenu. Il se fait entendre partout et il souffle là où il veut. L’Esprit est un élan, un envoi, un envol…

En effet, la bonne nouvelle ne doit pas rester dans un cercle d’initié. Elle doit se répandre partout à toutes les langues, toutes les cultures, toutes les nations. Il n’y a personne qui soit exclu. À propos des Juifs présents à Jérusalem lors de la Pentecôte, le texte dit qu’ils venaient « de tous les pays du monde ». « Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. » (v.5-6)

Nos modèles d’Eglises sont actuellement bouleversés et il n’est pas aisé de discerner ce que cela signifie. Pourtant, nous devons nous attendre à ce que la force de l’Esprit nous pousse là où nous ne pensions pas forcément aller. Car il y a de l’inattendu et de la surprise dans le Souffle. « L’Esprit, comme le vent, souffle où il veut ; tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Voilà ce qui se passe pour toute personne qui naît de l’Esprit de Dieu. » (Jean 3 :8)

L’évènement de la Pentecôte fait « déborder le vase » des croyants réunis. Ne soyons pas inquiet pour l’avenir, mais laissons-nous surprendre par le Souffle. Il nous conduira certainement encore par des chemins inattendus à la rencontre des gens de toutes les nations qui pourraient eux aussi se demander: « Qu’est-ce que cela signifie ? » (v.12) Un questionnement salutaire qui peut ouvrir à une conversion…

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                              Cormoret, le 30 mai 2020

P.S. Il est probable que cette méditation soit la dernière sous cette forme avec une diffusion quotidienne. Avec la reprise de certaines activités, je prévois d’écrire dorénavant plus qu’un texte par semaine. Je souhaite néanmoins rester à votre écoute. Si vous avez un avis sur la question, merci de me le faire savoir en laissant un commentaire ci-dessous !

[1] Le mot « église » vient du latin « ecclesia », issu du grec « ekklesia », qui signifie assemblée.

Pensée quotidienne (67)

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L’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur (1 Samuel 16.7).

Heureusement pour moi! Mon extérieur peut bien n’être pas toujours « propre en ordre », j’essaie de faire que ma demeure intérieure plaise à Dieu. Mais toutes les fois où je juge mon prochain, n’est-ce pas uniquement sur ce que je vois de son extérieur? La prochaine fois que je jugerai, je me dirai que je ne connais pas son intérieur que pourtant Dieu regarde…

La méditation quotidienne de Luc (46)

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« Laissez-vous renouveler par l’Esprit qui agit sur votre intelligence. » Ephésiens 4:23

Bonjour à toutes et à tous,

Chaque printemps nous fait découvrir avec émerveillement le feuillage frais et neuf des arbres. Le vert tendre et naturel des jeunes pousses du hêtre par exemple est un ravissement dont on ne se lasse pas. Peu importe l’âge de l’arbre, sa ramure se renouvelle chaque année.

Il doit en être de même pour le chrétien. Car être chrétien n’est pas un état statique et définitif. C’est une manière différente d’être au monde sans être du monde. Il ne se satisfait donc pas de ce qui est, il tend à devenir. Le chrétien est un être en croissance et en transformation constante. Il ne cesse de se renouveler pour parvenir à une stature d’adulte, à la taille du Christ dans sa plénitude. (Eph. 4 :13)

L’autre jour, en m’habillant, j’ai revêtu un vieux t-shirt de plus de vingt ans d’âge. Effectivement, j’ai encore quelques vieilleries dans mon armoire à habits ! Mes proches n’ont pas manqué de me faire remarquer que même si le t-shirt en question était encore en bon état, il ne pouvait dissimuler son ancienneté !

Comme l’arbre se défait de ses feuilles en automne, le marcheur à la suite du Christ ne peut pas garder les vieux habits de ses habitudes et de ses comportements passés. Le conservatisme et le conformisme ne conviennent pas au croyant. La passionnante aventure de la foi et de la spiritualité chrétienne est faite de dépassement, de renouvellement, de réformation et de transformation.

Il se peut que le temps présent soit propice à la remise en question. En tous les cas, il est toujours temps pour le croyant de revêtir sa nouvelle humanité « créé à la ressemblance de Dieu. » (Eph. 4 :24)

La respiration, ce processus instinctif et vital, nous est familière. Elle est constitutive de notre être. Ainsi le mot « pneuma » en grec qui a été traduit par « esprit » dans le texte ci-dessus désigne « le principe vital par lequel le corps est animé. » Il y a donc quelque chose d’organismique[1] dans l’action de se laisser renouveler par le Souffle divin, par l’air frais d’une Parole qui nous pénètre et nous fait vivre.

S’il nous est nécessaire de reprendre régulièrement notre souffle, d’expirer l’air altéré et de respirer l’air pur, il est tout aussi primordial de nous laisser remplir de nouveau de la Parole de Christ qui est esprit et vie[2].

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                              Cormoret, le 29 mai 2020

[1] Relatif à l’organisme

[2] Jean 6 :63

Pensée quotidienne (66)

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La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse (Psaume 111.10).

J’aime les vieux arbres. Leur corps est marqué par tout le temps traversé. A la fois solides et vulnérables. Ils évoquent la sagesse qui ne vient – peut-être – qu’avec la durée. Il faut du temps pour commencer à être sage…

La méditation quotidienne de Luc (45)

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« Simon Pierre leur annonça : « Je vais à la pêche. » Ils lui dirent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque. Mais cette nuit-là, ils ne prirent rien. »   Jean 21:3

Bonjour à toutes et à tous,

Retour à la normalité ou à l’anormalité ? Depuis quelques temps déjà et suite à la conférence de presse du Conseil fédéral d’hier, une certaine perplexité m’habite. Certes les chiffres de la pandémie de Covid-19 en Suisse sont rassurants et tout semble indiquer qu’elle est « sous contrôle », Dieu merci. Au point qu’on serait tenté de considérer cet épisode difficile et tragique pour des millions de personnes comme un simple incident de parcours. Car pour certain, la seule chose qui compte est le retour aux affaires… Navrant…

Qu’en est-il des enseignements que nous pouvons tirer de cet évènement ? Quel sens donné à cette crise sanitaire planétaire ? Qu’est-ce que cet incroyable coup de frein nous dit sur notre manière de vivre ensemble, de nous déplacer et de consommer ?

Il serait regrettable de demeurer aveugle et sourd face à la réalité d’un monde déchu et de le considérer comme la normalité. Jésus avait dit à ceux qui choisiraient de suivre sa voie : « vous n’appartenez pas au monde[1] », c’est-à-dire à un système de valeurs et de structures dominé par le « prince du monde[2] ».

Le chapitre 21 de l’évangile de Jean est une sorte de post-scriptum. Il apporte quelques précisions au sujet de deux de ceux qui avait tout quitté pour suivre le Christ, Simon Pierre et le disciple que Jésus aimait. Cet épilogue annonce également la mort de ces deux apôtres, lesquels ont joué un rôle phare, comme témoin, au sein la communauté des croyants du premier siècle. Ce chapitre rapporte un dialogue intime entre le Ressuscité et son disciple. Cet entretien est d’une authenticité et d’une profondeur bouleversante.

Simon Pierre était pêcheur sur le lac de Gennésareth. C’est là, au milieu de son travail, qu’il avait fait la rencontre de son Maître. De suite, il avait abandonné ses filets et sa barque pour parcourir villes et villages en suivant Jésus. Celui-ci l’avait désigné pour devenir « pêcheur d’humains ». Mais cette vocation et le changement de direction que cela impliquait avait été remis en cause par la mort du Maître. Non seulement, Celui-ci avait été condamné à mort et crucifié mais Simon Pierre avait nié le connaître.

On peut ressentir le dépit d’un homme qui avait perdu ses dernières illusions dans ces mots : « Je vais à la pêche. » Je retourne de là où je viens. Je reprends mes filets et ma barque, comme avant. Je vais essayer d’oublier ce mauvais rêve.

« Mais cette nuit-là, ils ne prirent rien. » Le retour à la normalité se solde par un revers. Simon Pierre est dans une impasse. Cependant, un inconnu se présente sur le rivage au retour des pêcheurs. Une fois encore, un peu comme si l’histoire se répétait, cette rencontre avec celui que les pêcheurs reconnaissent comme le Seigneur va remettre Pierre en marche.

Il n’y a pas de retour à la normalité pour celles et ceux qui ont décidé de suivre le Christ. Pas possible non plus de passer outre cette rencontre avec Celui qui nous interpelle : « M’aimes-tu plus que ceux-ci ? » C’est dans l’intimité d’une relation avec le Vivant que nous sommes libérés de l’attraction du monde et de ses valeurs égocentriques tournées vers la seule satisfaction de nos besoins.

Le Maître compte sur moi, sur toi, sur nous pour prendre soin de ses moutons ! Pas de retour à la normalité donc, mais une marche vers Son Royaume de justice, de paix et de joie !

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                              Cormoret, le 28 mai 2020

[1] Jean 15 :19

[2] Ce nom donné par Jésus à celui que la Bible appelle aussi le diable, Satan, l’ange de lumière ou l’esprit des ténèbres.

Pensée quotidienne (65)

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Oui, celui qui suit toute la loi, mais qui désobéit à un seul commandement est coupable envers toute la loi (Jacques 2.10).

Tout ce qui n’est pas interdit est obligatoire, dit-on à propos des régimes totalitaires. La Loi de Moïse, pourtant juste et bonne, porteuse de vie, se révèle mortifère tant je suis incapable d’y conformer ma vie. Sois loué, mon Dieu, parce qu’en Christ ce n’est plus l’observance de la Loi qui me sauve, mais ta grâce, seulement ta grâce.

La méditation quotidienne de Luc (44)

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« Partout où il allait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les malades sur les places et on le suppliait de leur laisser toucher au moins le bord de son vêtement ; tous ceux qui le touchaient étaient sauvés. » Marc 6 :56

Bonjour à toutes et à tous,

L’animation reprend peu à peu dans les rues et sur les places de nos villes et nos villages. Les terrasses accueillent leurs clients venus savourer enfin un espresso ou une gelato. L’attente liée au confinement prend fin progressivement un peu partout en Europe. Les places ne laissent rien transparaître du drame de la maladie et de tous les traumatismes laissés par la pandémie, laquelle est d’ailleurs toujours effective. Chez nous, tout s’est déroulé et se déroule à l’abri des regards, derrière les murs des hôpitaux, des salles de soins intensifs et des chambres des établissements médico-sociaux.

Du temps de Jésus en Galilée, il n’existait ni hôpitaux ni système de soin. Les thérapies antiques étaient bien différentes de notre médecine actuelle. Dans la foi juive, Dieu est considéré comme le vrai médecin. Et les miracles des prophètes comme Elie et Elisée empreignent la foi des contemporains de Jésus. La maladie et la guérison sont alors comprises comme résultant de l’action de forces surnaturelles avec l’idée d’omniprésence des démons. La mention dans le texte ci-dessus qu’on le suppliait de leur laisser toucher au moins le bord de son vêtement et que tous ceux qui le touchaient étaient sauvés, indique la conception surnaturel et magique, présente à cette époque.

Dans ce contexte, les pratiques soignantes de Jésus démontrent avant tout le renversement du pouvoir de Satan sur terre et l’établissement du Royaume de Dieu. D’où son pouvoir irrésistible : aucune pathologie, aucun démon ne lui résiste. Il agit par sa propre autorité. Celle-ci lui est conférée par Dieu lui-même. Ce que les évangiles décrivent avant tout c’est donc la venue du règne de Dieu. Les signes opérés par Jésus s’inscrivent dans l’avènement de ce Royaume et la défaite de Satan.

Et pour nous aujourd’hui qu’est-ce que cela signifie ? Qu’entendons-nous et qu’attendons-nous lorsque nous prions « que ton règne vienne » ?

La guérison des corps et les soins prodigués par Jésus à tout homme pauvre ou riche avec douceur, empathie et respect doivent nous encourager à soutenir tous les soignants, médecins, personnel infirmier, psychologues qui travaillent pour guérir les corps et les âmes.

Le règne de Dieu est encore et toujours à venir. Nous sommes nous aussi engagés dans ce combat pour la justice, la paix, la joie à la suite du Christ. Et Jésus invitait déjà ses contemporains à se préoccuper d’abord de cela. « Cherchez d’abord le règne de Dieu, cherchez à faire sa volonté et Dieu vous accordera aussi tout le reste (sous-entendu les biens matériels). Ne vous inquiétez donc pas du lendemain car le lendemain s’inquiétera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine. »[1]

Comme du temps de Jésus, les gens ont certainement besoin de plus qu’un espresso ou de gelati. Ils attendent de voir le règne de Dieu et les signes de justice, de paix et de joie qui l’accompagne. En nous mettant au service de notre prochain, dans la mesure de nos moyens, nous coopérons à l’avancement de ce règne. « Celui qui sert le Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des êtres humains. Recherchons donc ce qui contribue à la paix et qui permet de nous entraider de manière constructive. »[2]

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                              Cormoret, le 27 mai 2020

 

P.S. Je me suis inspiré des propos de Christine Prieto, auteure du livre « Jésus thérapeute » sorti chez Labor et Fides en 2015

[1] Matthieu 6 :33-34

[2] Romains 14 :17-19

Pensée quotidienne (64)

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Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé, mais c’est Dieu qui a fait pousser (1 Corinthiens 3.6).

Seigneur, je veux te remercier pour toutes les personnes qui ont nourri et embelli le terrain que je suis. Merci pour tout ce qui m’est apporté au travers de l’écrit, de l’art, du discours. Et loué sois-tu, Seigneur, parce que c’est Toi qui transforme tout en foi et en joie.

La méditation quotidienne de Luc (43)

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« À partir d’un seul être humain, il a créé tous les peuples et les a établis sur la terre entière. Il a fixé pour eux le moment des saisons et les limites des régions qu’ils devaient habiter. » Actes 17:26

Bonjour à toutes et à tous,

L’histoire de notre planète, son évolution, ses écosystèmes complexes avec au milieu de cet ensemble pouvant abriter près de 1000 milliard d’espèces[1], les êtres humains, est tout à fait fascinante. Les civilisations qui nous ont précédés ont toutes cherché à comprendre, explorer, découvrir, expliquer les origines du monde et de l’homme. Les religions et leurs multiples divinités s’inscrivent dans ce contexte d’une quête de sens. Elles sont autant de tentatives humaines d’approcher et d’apporter des réponses aux mystères de la vie et de la mort, de l’espace et du temps, du fini et de l’infini.

Les Grecs auxquels l’apôtre Paul s’adresse dans son discours à l’Aéropage ne font pas exception. Dans l’Antiquité, Athènes était un des grands centres culturels, une ville pleine d’idoles pour le chrétien d’origine juive qu’est Paul. De nombreux temples et statues dédiées à toutes sortes de divinités jalonnaient les rues de la ville. En regardant ces monuments sacrés, Paul a même trouvé un autel portant l’inscription : « Au dieu inconnu ». Paul rencontre des gens extrêmement religieux et curieux de toutes les nouveautés. Ainsi, l’ayant entendu parler de Jésus et de la résurrection, des philosophes épicuriens et stoïciens l’invitent à exposer ce nouvel enseignement.

Paul commence son exposé en décrivant ce que ces Athéniens adorent sans le connaître, à savoir un Dieu unique et origine de toutes choses. Le Créateur n’habite donc pas dans des temples faits de mains d’hommes. Il n’a pas besoin d’être servi par des mains d’hommes, car c’est Lui qui anime toute chose (v24b-25). Paul fait contraster l’image d’un dieu fini, fait par l’homme avec celle du Dieu infini, créateur de l’humanité et de tout ce qui existe.

L’Infini précède le fini est c’est donc Lui qui est maître de l’espace et du temps et qui en fixe les limites. Par conséquent, c’est en tâtonnant que l’humanité recherche Celui qui est à l’origine de la vie, du mouvement et de l’être. La bonne nouvelle annoncée par Paul n’est pas une nouvelle religion, philosophie ou doctrine, mais une Personne : Jésus-Christ, mort et ressuscité. Il est le premier né de toute la création, celui par lequel Dieu réconcilie l’humanité avec lui-même.

Dans un monde désenchanté comme l’est celui que nous connaissons, ces propos peuvent sembler dénués de sens. Et pourtant à force de dépasser toutes les limites fixées par le Créateur, l’humanité a perdu toute mesure. Après avoir tué Dieu, nous sommes en train de détruire l’environnement qui nous abrite. L’humanité est connue pour ses nombreux génocides et autres tentatives d’extermination. Son potentiel de destruction et d’autodestruction est terrible. Pourtant, jamais depuis que la terre existe et que le monde est monde, l’humanité n’a été aussi nuisible aux autres espèces et donc à sa propre espèce.

Que faire, me direz-vous ? Reconnaître qui nous sommes et d’où nous sommes issus est sans doute un bon commencement. Cela nous remet à notre place de créature limitée. Car être humain à l’image de Jésus le Christ, c’est tourner le dos à la suffisance, à l’arrogance, à la folie des grandeurs, du pouvoir et de l’argent pour se reconnaître pauvre en soi-même, fragile et vulnérable. Face à une certaine démagogie ambiante, revenons à l’humilité et la modestie. En effet, nous sommes tous issus d’un seul être humain, le « terreux » comme l’appelle la Genèse. Tous les peuples sont créer par Dieu et il a fixé pour eux les limites des régions qu’ils devaient habiter. À force de passer outre les limites, nous nous retrouvons tous à devoir faire face à une pandémie mondiale.

Il y a là sans doute de quoi réfléchir et méditer. À l’exemple de Denys et Damaris, ces Athéniens du premier siècle et auditeurs du discours de Paul, nous sommes encore invités à nous convertir et à croire en Jésus-Christ, homme et Dieu réunit.

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                              Cormoret, le 26 mai 2020

 

[1] Selon une recherche récente (2016) de deux scientifiques américains, Jay Lennon et Kenneth Locey chercheurs au sein de l’université de Bloomington (Indiana).