Culte Connect

Prochain culte Connect: dimanche 5 juillet à 20h

Pour rejoindre un culte Connect:

  1. Sur Internet avec son et image (avec votre ordi, tablette ou smartphone)

Sur le web par : https://zoom.us/j/311820378?pwd=bElsNzlwZ0hVcmQycUZRdG5EYVhrUT09

ou directement depuis l’application Zoom

Identifiant de réunion : 311 820 378

Mot de passe : 172300

  1. Par téléphone avec le son uniquement

Appelez l’un des numéros de téléphone suivants :

031 528 09 88 ou
022 591 00 05 ou
043 210 70 42

  1. Écoutez le message puis, tapez le signe * sur votre clavier du téléphone pour le français.
  2. Écoutez puis, lorsqu’on vous demande l’identifiant de réunion, tapez les signes 311 820 378 # sur votre clavier du téléphone.
  3. Écoutez puis, lorsqu’on vous demande l’identifiant de participant (ou le mot de passe) tapez les signes 17 23 00 # sur votre clavier du téléphone.

Parfois, après le culte: rencontre « Sous le pommier »:

https://us02web.zoom.us/j/93330919993?pwd=LzBuaGVWN0h4bDdPTWVmVkw3aUFDUT09
ou directement depuis l’application Zoom
Identifiant de réunion : 933 3091 9993
Mot de passe : 172300

Reprise des cultes à la chapelle

Reprise des cultes à la chapelle et mesures de protection

Le comité de l’église s’est réuni par visioconférence le mardi 23 juin. Nous avons discuté du plan de protection élaboré par une commission en vue de la reprise des cultes en présentiel. En concertation avec la présidence, Luc a rédigé le texte qui suit et qui fait office d’annonce officielle :

Chers membres, chers amis,

Nous vous communiquons ci-dessous les décisions du comité quant à la reprise des cultes en présentiel à la chapelle. Voici les points principaux que nous portons à votre connaissance :

  • La reprise des cultes à la chapelle se déroulera en deux étapes.
  • Dimanche 12 juillet 2020, le culte connect aura lieu à 10h et sera diffusé depuis la chapelle. Les membres, amis et personnes intéressées sont invités à rester chez eux et à rejoindre le culte via zoom ou par téléphone. Les intervenants du culte seront eux à la chapelle pour célébrer ce culte à distance.
  • Dimanche 19 juillet 2020 à 10h, le culte se déroulera en présentiel à la chapelle. Nous pourrons accueillir 60 personnes dans la salle du 1er étage. 20 places supplémentaires seront disponibles dans la salle sud au rez-de-chaussée (avec en principe une diffusion sur écran).
  • Un document destiné aux personnes se rendant à la chapelle a été élaboré. Il présente un résumé des mesures contenues dans le plan de protection. Veuillez lire attentivement ce document avant de vous rendre à la chapelle.
  • Le plan de protection étudié et avalisé par le comité peut être consulté en cliquant sur le lien ci-dessous :

Plan protection Les Bulles

  • Pour les personnes qui souhaitent encore rester chez elles et suivre le culte par zoom, il sera toujours possible de se connecter via le lien se trouvant sur le site ou par téléphone en appelant au numéro indiqué. Pour rappel, l’horaire change dès le 12 juillet. À partir de cette date, les cultes seront diffusés à 10h.
  • Dimanche 26 juillet 2020, il n’y aura pas de culte aux Bulles. Vous êtes invités à rejoindre le culte qui sera célébré au Pont des Anabaptistes à 10h. Pour plus d’informations, cliquez sur le lien suivant.

Le comité et la pastorale se réjouissent de pouvoir vous accueillir à nouveau à la chapelle. Nous faisons appel à votre diligence et votre sens des responsabilités afin que cela se passe au mieux. Dans tous ces changements, nous sommes assurés que Dieu veille sur nous et nous conduit dans sa bienveillance. Que la paix du Christ vous accompagne.

Au nom du comité et de la pastorale,

Luc Ummel

La méditation de la semaine (5)

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« Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu ne moissonneras pas ton champ jusqu’au bord et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu ne cueilleras pas non plus les grappes restées dans ta vigne, tu ne ramasseras pas les grains qui en seront tombés. Tu abandonneras cela au pauvre et à l’immigré. Je suis le SEIGNEUR (YHWH), votre Dieu. » Lévitique 19 :9-10

Bonjour à toutes et à tous,

La question des frontières est revenue sur le devant de la scène et de l’actualité. Certes, elles n’avaient jamais disparu. Mais depuis le bouleversement planétaire causé par un virus microscopique, les limites territoriales des Etats et des régions se sont avérées utiles pour tenter de faire barrage contre la propagation de l’épidémie. Les règles d’hygiène et de distanciation, les limitations des rassemblements et les mises en quarantaine sont là aussi pour nous rappeler que la vie en société nécessite des règles visant à protéger les individus vulnérables et à respecter autrui.

Dans la Bible, le Lévitique est un peu comme notre Code Civil actuel. Ces lois sont un outil servant à mettre en évidence les faiblesses et les limites d’une personne vis-à-vis d’elle-même, de l’autre et de Dieu. Elles forment un recueil de règles de vie. Car la vie en général et la vie en société en particulier, implique des règles, des démarcations pour que les individus qui la composent puissent se développer et s’épanouir dans l’équité et la justice.

Ce sont donc des règles pour et en faveur de la vie. Elles visent à permettre de rester en communion avec Dieu et avec son prochain. Un commentateur du chapitre 19 du Lévitique relevait un dénominateur commun qu’il résumait ainsi : Il faut rechercher ce qui facilite la communion et éviter ce qui y fait obstacle[1]. Rester dans la relation et prévenir les blocages.

Les limites des lois doivent nous permettre de conserver la cohésion qui n’est possible qu’au travers d’une solidarité concrète. Ces fondamentaux sont constamment remis en cause et menacés par les réactions de repli et de peurs générées par notre égo. Cela est particulièrement sensible en période de crise.

Acceptons les limites fixées par le Seigneur de tous les humains en faveur des pauvres et des immigrés. Faisons-leurs une place dans notre pays ! Laissons-les glaner dans nos champs et nos vignes ! Abandonnons-leurs une part de nos revenus ! Recherchons le bien de la société civile dans laquelle nous sommes appelés à vivre comme des enfants de la lumière. Celui qui est Lumière ne connaît aucune éclipse. Au contraire, Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons[2]. Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait[3], disait Jésus.

Ne fermons pas les frontières de notre cœur mais demeurons éveillés afin de rechercher ce qui facilite la communion et éviter ce qui y fait obstacle.

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                              Cormoret, le 3 juillet 2020

[1] Pierre Magne, L’amour du prochain, Revue Lire & Dire no 26, 1995

[2] Matthieu 5 :45

[3] Matthieu 5 :48

Pensée quotidienne (100)

Cette lumière qui rayonnait tout autour de lui avait le même aspect que l’arc-en-ciel dans les nuages un jour de pluie. (Ezéchiel 1 :28)

La création reflète le Créateur ! Ezéchiel ne trouve pas d’autres images que celle de la lumière et de l’arc-en-ciel pour décrire la gloire de l’Eternel. En apercevant, ce magnifique arc-en-ciel, les clients du restaurant où je me trouvais se sont tous levés pour sortir sur la terrasse et prendre des photos. Se lever pour adorer le Créateur, quelle bonne idée !

Pensée quotidienne (99)

Jésus dit : « Si quelqu’un a soif, il peut venir à moi et boire. Celui qui croit en moi, “des fleuves d’eau couleront de son cœur, et cette eau donne la vie.” » (Jean 7 :37-38)

En écoutant la conversation entre deux agriculteurs l’autre jour, j’ai une fois encore compris toute l’importance de l’eau pour la vie. « Elles sont bonnes ! » disaient-ils à propos des précipitations de ce mois de juin finissant. Et qui mieux qu’un cultivateur peut dire le bénéfice que représentent ces apports hydriques ? Seigneur, donne-moi toujours soif de ton eau qui donne la vie et qu’elle coule au-delà de moi-même !

(L’auteur change mais la Pensée quotidienne reste!)

La méditation de la semaine (4)

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« Le roi qui gouverne les êtres humains avec justice et qui se soumet à Dieu pour les diriger est pareil au soleil qui se lève, lumineux, dans un ciel matinal sans nuage. À la chaleur de ses rayons, après la pluie, la verdure sort de terre. »                            2 Samuel 23: 3b-4

Bonjour à toutes et à tous,

Le texte ci-dessus fait partie des dernières paroles de David, le grand roi d’Israël. Il se compare à un soleil qui se lève et dont la chaleur de ses rayons fait sortir la verdure de terre. Rien que ça !

Cela me fait penser à un autre roi célèbre, Louis XIV appelé aussi le Roi Soleil et dont la souveraineté sur le royaume de France dura septante-deux ans ! La monarchie de droit divin lui conférait alors tous les pouvoirs. En effet, le roi de France tenait sa couronne de Dieu et il était « empereur en son royaume » selon la formule consacrée. Pour les historiens, le Roi Soleil est sans doute celui qui incarna le mieux la monarchie de droit divin. Le mythe autour de sa personne ainsi que la construction d’un lieu monumental pour asseoir son pouvoir (le château de Versailles) sont là pour en témoigner.

L’évocation de ces deux personnalités hors du commun qui ont marqué l’histoire du peuple d’Israël pour David et celle de France pour Louis le Grand peut surprendre. Le premier est décrit dans les Ecritures comme « un homme selon le cœur de Dieu » ce qui ne l’a pas empêché d’être adultère et meurtrier. Le second s’est surtout attaché à asseoir son pouvoir dans un absolutisme de droit divin en persécutant notamment les communautés protestantes. Les parallèles sont sans doute hasardeux…

Toutefois, nous retrouvons dans les deux cas ce qui fait la grandeur, la magnificence mais aussi la décadence d’une monarchie avec un culte de la personnalité qui nous paraît déplacée aujourd’hui. Pour nous, citoyens d’un Etat démocratique disposants des droits civiques et politiques et vivants au vingt-et-unième siècle, il est particulièrement difficile d’admettre qu’une personne quel qu’elle soit prenne une position de pouvoir absolu.

Aucunement nostalgique de la monarchie fut-elle de droit divin, je m’interroge sur les sphères du pouvoir et la manière dont nous sommes invité à exercer nos droits, nos devoirs et donc notre autorité. Car en démocratie, plus de pouvoir absolu ni de droit divin, mais des droits et des devoirs civiques et politiques pour tous. Le pouvoir est entre les mains du peuple et chaque citoyen est appelé à l’exercer avec discernement. Tous citoyens et donc tous responsables !

Cette position de pouvoir et d’autorité est certes limitée mais bien réelle. Par nos choix, nos actes, notre attitude et notre discours nous influençons le vivre ensemble et la manière de faire société.

Si nous contextualisons la prière du roi David nous pourrions écrire ceci : Le peuple qui exerce ses droits et ses devoirs avec justice et qui se soumet à Dieu pour se diriger est pareil au soleil qui se lève, lumineux, dans un ciel matinal sans nuage. À la chaleur de ses rayons, après la pluie, la verdure sort de terre.

Le peuple de Dieu qui est l’Eglise est appelé à être lumière du monde et sel de la terre selon les paroles de Jésus[1]. Les disciples de Jésus-Christ donnent de la saveur. La source lumineuse qu’est le Christ rayonne au-delà d’eux-mêmes pour en réchauffer d’autres. Par cette image, le Christ nous invite à déceler notre vocation profonde dans le monde[2].

Le récit biblique au travers de ces grandes figures tel que le roi David culmine en Jésus, le Christ. Aujourd’hui, nous sommes son corps agissant dans le monde, suivant les pas de l’homme de Nazareth. Notre pouvoir et nos potentialités de faire du bien sont réelles. Nous possédons toutes et tous des dons et des capacités uniques. Ces nuances sont la saveur particulière qu’aucun autre que nous-même ne peut apporter au monde.

Suivant l’appel du prophète Michée[3], entrons dans notre vocation et poursuivons notre marche à la suite du roi serviteur !

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                              Cormoret, le 26 juin 2020

[1] Matthieu 5 :13-16

[2] Carolina Costa, « Lumière du monde, sel de la terre », https://epg.ch/lumiere-monde-sel-de-terre/

[3] « On t’a enseigné ce qui est bien, ce que le Seigneur exige de tout être humain : il demande seulement que tu respectes les droits des autres, que tu aimes agir avec bonté et que tu suives avec humilité le chemin que lui, ton Dieu, t’indique. » Michée 6 :8 (NFC)

La méditation de la semaine (3)

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« …tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, jusqu’à ce que tu retournes à la terre d’où tu as été tiré. » Genèse 3:19

Bonjour à toutes et à tous,

« Le travail c’est la santé. Rien faire c’est la conserver » chantait Henri Salvador en 1965. Cette chanson écrite pendant les « Trente Glorieuses », en plein boum économique, est le reflet d’une époque qui a permis d’obtenir une semaine supplémentaire de congés payés et favorisé l’essor de la société de loisirs.

En 2020, après le passage d’une pandémie mondiale, ce n’est plus tout à fait la même chanson. Le chômage guette et il affecte déjà bon nombre de personnes aujourd’hui. La désinvolture et l’ironie de la chanson d’Henri Salvador semble soudain si loin…

Il y a exactement cent ans, notre pays traversait également une grande crise économique. En effet, la guerre mondiale avait mis fin brutalement à une ère de prospérité. L’inflation et les pénuries ont conduit à la grève générale en 1918. Suite à l’action de la BNS pour faire baisser le niveau des prix, l’économie s’est affaissée et le taux de chômage a progressé jusqu’à atteindre 3,4% en 1922[1].

Il arrive qu’au bord de nos routes et chemins de montagne, on découvre des traces de cette époque difficile. La photo qui accompagne la méditation de cette semaine illustre une gravure réalisée dans la roche par des chômeurs en 1921 sur les hauteurs de Villeret[2]. Elle est un témoignage de ces hommes, ces femmes, ces enfants touchés par la crise des années 1920. On peut y distinguer une montre à gousset typique de cette époque. Le temps qui s’écoule inexorablement voit ainsi se succéder les temps de prospérité et les temps de crise et cela depuis toujours.

Cette gravure atteste de la ténacité, de la volonté et de la créativité de ces ouvriers au chômage. On y retrouve également la fierté de ces personnes qui ont travaillé dur au service de la collectivité pour nous permettre encore aujourd’hui de rejoindre les sommets.

Dans le livre de la Genèse, on peut lire un récit des origines singulier. Cette histoire nous invite encore et toujours à nous questionner sur le sens de la vie, sur la finitude de l’homme. Il vise à répondre aux grandes questions existentielles des humains. Le chapitre 3 raconte ce qu’on a longtemps considéré comme « la chute » ou « le péché originel ». Pourtant, ces expressions ne sont pas bibliques et même le mot « péché » est absent de ce récit. Qu’est-ce à dire ?

Alors qu’une lecture « classique » de ce texte y a vu Dieu punir l’humanité désobéissante, on peut y lire également un acte bienveillant avec la mise à distance de l’humanité du paradis. Apparaissent ainsi la liberté et la responsabilité de se reconnaître vulnérable, de vivre ou de subir la condition humaine, d’accueillir ou non la sollicitude de Dieu.[3]

Croyant pouvoir échapper à leur vulnérabilité en devenant « comme des dieux », les humains, femme et homme, découvrent une nouvelle connaissance de leur faiblesse. De ce fait, ils se retrouvent en position de responsabilité pour se nourrir et transmettre la vie.

Nous ne vivons pas au Paradis, mais dans un monde avec ses difficultés, peines, injustices. Malgré notre finitude et nos fragilités, nous sommes encore placés devant notre responsabilité de faire face aux crises que nous traversons.

Rien ne sert d’accuser qui que ce soit, mieux vaut continuer de travailler et d’agir aujourd’hui en sachant que notre origine se trouve au Paradis et qu’il est encore comme l’horizon de nos vies. Il est niché au cœur de chacun comme une espérance, une source, une distance qui pousse en avant.

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                               Cormoret, le 19 juin 2020

[1] « Le marché suisse du travail depuis 1920 : les tendances à long terme », Pr. George Sheldon.

[2] Commune du Jura bernois en Suisse. La photo a été prise en bordure de la route aménagée par des chômeurs entre le village et la Vieille Vacherie sur le versant nord du Chasseral.

[3] Evelyne Roland et Patrice Rolin, « Genèse 3, 8-24 : Sortir d’Eden, punition ou promotion ? » Revue Lire et dire, no 71, 2007

La méditation de la semaine (2)

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« Nous savons, du reste, que tout coopère pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son projet. » Romains 8:28

Bonjour à toutes et à tous,

Que ce soit au travers de l’étude de la physique ou plus prosaïquement par l’expérimentation terre-à-terre de tout un chacun, le corps et la matière, le mouvement et l’énergie sont des notions que nous connaissons bien.

Notre propre mobilité dépend des règles de la physique et elle est liée à la pesanteur. Elle met en jeu la notion d’équilibre dynamique. Lorsqu’un déséquilibre survient, notre corps est doté d’éléments interconnectés pour la régulation et la rétroaction qui nous permettent, en principe, de rétablir l’équilibre.

Les chutes qui concernent un grand nombre de nos aînés, hantent parfois leur quotidien et celui de leurs proches. Elles résultent de la détérioration des fonctions motrices et physiologiques inhérente aux pathologies du vieillissement. Différents troubles de la mobilité et de l’équilibre, troubles de la vue et de l’ouïe, troubles cognitifs, brèves pertes de connaissance et autres incidents vasculaires cérébrales provoquent ces chutes. Elles sont rarement le résultat d’une seule cause.

Les pertes d’équilibre et les chutes qu’elles provoquent ne sont jamais agréables. Les conséquences peuvent être douloureuses voire dramatiques. La terre est basse et la gravitation est difficile à surmonter. Nous sommes plus vite parterre que l’on pense. Cette terre, dont nous avons été tirés, nous attire à elle. Le rappel est parfois violent. C’est ainsi et nous n’y pouvons rien faire.

Loin d’être fataliste, ces propos nous redisent une simple réalité qu’il est cependant parfois difficile d’accepter. En fait, ce n’est pas tant la chute qui fait peur, mais la perte d’autonomie et l’incapacité de lutter contre les effets du vieillissement qu’elle nous révèle.

Les aînés sont une richesse et méritent toute notre attention. Car tant bien que mal, ils essaient de surmonter les défaillances, les déficiences et autres obstacles qui se présentent sur le chemin de la vieillesse. J’admire en particulier toutes celles et tous ceux qui font chaque jour de nouveau le choix de la confiance et développent leur aptitude à s’en remettre au projet bienveillant de Dieu.

Le célèbre physicien Albert Einstein a écrit cette petite phrase à son collègue danois Niels Bohr dans le cadre de leur débat sur la physique quantique : « Je suis, en tout cas, convaincu qu’Il ne joue pas aux dés. » Ce à quoi Bohr aurait répondu : « Mais qui êtes-vous, Albert Einstein, pour dire à Dieu ce qu’il doit faire ? »

L’apôtre Paul écrivant aux chrétiens de Rome exprime lui la foi qui l’anime avec ces mots : « Nous savons que tout coopère pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son projet. »

Rien n’est le fruit du hasard, mais tout participe d’un dessein, d’un projet, d’une cause. Et tout coopère, l’équilibre et le déséquilibre, la chute et le relèvement, au bien de ceux et celles qui aiment Dieu. Car Il veut les attirer à lui dans son projet bienveillant.

Non, la terre n’est pas notre destination finale. Elle n’est qu’une étape dans un plan beaucoup plus vaste qui aboutit dans la demeure du Père. Avec ou sans chute, continuons d’avancer sachant que nous sommes portés par un projet d’amour. Ce n’est donc pas le hasard d’un jet de dés qui détermine notre existence. La chute n’est pas non plus une fatalité à redouter. Car « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (v.31). Soyons en persuadé, « rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour que Dieu nous a manifesté en Jésus Christ notre Seigneur. » (v.39)

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                               Cormoret, le 12 juin 2020

La méditation de la semaine (1)

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« Conduisez-vous comme des personnes libres ; cependant, n’utilisez pas votre liberté comme un voile pour couvrir la malveillance, agissez plutôt comme des personnes qui sont au service de Dieu. » 1 Pierre 2:16

Les libertés individuelles sont un des piliers de nos démocraties modernes. La crise sanitaire que nous traversons a chamboulé non seulement nos habitudes, mais elle a changé drastiquement la donne en ce qui concerne nos libertés. Les mesures exceptionnelles prises par l’Etat avec le décret de l’état de nécessité ou d’urgence sanitaire ont porté atteintes à notre liberté. Ces mesures, heureusement provisoires, nous incitent néanmoins à nous questionner sur ces valeurs fondamentales de la démocratie. Il semblerait, selon certains, que celles-ci soient menacées…

Le rapport entre le chrétien et l’Etat est, à toutes les époques et sous tous les régimes, une question d’actualité. Car d’Etat chrétien il n’existe pas. « Ma royauté n’est pas de ce monde » avait répondu Jésus au gouverneur Pilate. Et même si notre civilisation occidentale est marquée par la Réforme du 16e siècle, le siècle des Lumières, la Révolution française et la déclaration universelle des droits de l’homme, nos démocraties modernes et les valeurs « chrétiennes » qui les sous-tendent se trouvent remises en cause un peu partout. Les dérives populistes, autoritaires et les lois liberticides se développent aussi particulièrement en temps de crise.

La première épitre de Pierre est un texte qu’on peut situer vers l’an 64-65, si on l’attribue à l’apôtre du même nom. Ce dernier serait mort peu après en martyr à Rome, sous le règne de Néron, lequel sévissait contre les chrétiens.

Cette lettre tente de répondre à la difficile question : « Comment vivre en chrétien dans une société qui a d’autres valeurs ? » Car à la suite de Jésus-Christ, les chrétiens vont à contre-courant. Les destinataires sont « des immigrés, dispersés » en Asie mineure (la Turquie actuelle) sous domination de l’Empire romain. (1 Pierre 1 :1)

La notion de liberté de croyance et de conscience ainsi que toutes les libertés fondamentales garanties par l’Etat de droit que nous connaissons n’existaient pas.

Si le chemin inauguré par Jésus-Christ et sur lequel il invite les croyants à le suivre est une voie étroite qui conduit à la Vie, elle est aussi une manière subversive de vivre. En effet, elle est soumise à la loi d’amour, plutôt qu’aux lois humaines et à l’autorité de l’empereur ou de l’Etat.

L’apôtre appelle ses lecteurs à se conduire comme des personnes libres. Dans le contexte de ces chrétiens d’Asie mineure, ces paroles résonnent comme un appel à cette liberté qui se trouve en Jésus-Christ et dans son exemple de soumission au Dieu d’amour.

Car l’Amour ne peut être captif. Il ne peut être mis à mort. Les calomnies, les intimidations et les persécutions ne peuvent détruire l’Amour. Cette liberté-là est « dangereuse » car elle est contagieuse ! Oui, l’Amour libère.

Les menaces qui pèsent sur nos libertés individuelles ne devraient pas nous détourner de notre liberté en Christ. Veillons donc à nous conduire comme des personnes libres d’aimer en tout temps, en tous lieux et en toutes circonstances.

Pour terminer, voici deux citations de personnalités qui ont pensé la liberté, la liberté en Christ :

« Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. » Nelson Mandela

« Ser­vir Dieu est la su­prême li­berté. » Au­gus­tin

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                                Cormoret, le 5 juin 2020

La méditation quotidienne de Luc (47)

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« Quand le jour de la Pentecôte arriva, les croyants étaient réunis tous ensemble au même endroit. » Actes 2:1

Bonjour à toutes et à tous,

Les Eglises doivent repenser la manière de se rassembler. Certaines d’entre elles s’apprêtent à vivre un dimanche de Pentecôte bien particulier avec les premières messes et cultes célébrés dans les églises et les temples en présence des fidèles depuis presque trois mois. D’autres renoncent pour l’instant en raison de mesures difficilement applicables dans leur contexte.

Ce que nous vivons actuellement est totalement inédit et même si les rassemblements de personnes sont de nouveau possibles à certaines conditions, le fonctionnement même des Eglises a été totalement chamboulé par cette crise sanitaire sans précédent. Et cela touche au cœur de la vie de la communauté des croyants, lesquels depuis l’évènement de la Pentecôte rapporté dans le livre des Actes, se réunissent chaque semaine pour former ensemble l’Eglise[1].

Cependant, à la Pentecôte, le mouvement de l’Esprit est une force qui pousse vers l’extérieur. L’action de l’Esprit sur les croyants réunis tous ensemble au même endroit produit l’effet d’une détonation dont l’onde de choc va atteindre les extrémités de la terre. L’Esprit ne peut être contenu ou retenu. Il se fait entendre partout et il souffle là où il veut. L’Esprit est un élan, un envoi, un envol…

En effet, la bonne nouvelle ne doit pas rester dans un cercle d’initié. Elle doit se répandre partout à toutes les langues, toutes les cultures, toutes les nations. Il n’y a personne qui soit exclu. À propos des Juifs présents à Jérusalem lors de la Pentecôte, le texte dit qu’ils venaient « de tous les pays du monde ». « Ils étaient tous profondément surpris, car chacun d’eux entendait les croyants parler dans sa propre langue. » (v.5-6)

Nos modèles d’Eglises sont actuellement bouleversés et il n’est pas aisé de discerner ce que cela signifie. Pourtant, nous devons nous attendre à ce que la force de l’Esprit nous pousse là où nous ne pensions pas forcément aller. Car il y a de l’inattendu et de la surprise dans le Souffle. « L’Esprit, comme le vent, souffle où il veut ; tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Voilà ce qui se passe pour toute personne qui naît de l’Esprit de Dieu. » (Jean 3 :8)

L’évènement de la Pentecôte fait « déborder le vase » des croyants réunis. Ne soyons pas inquiet pour l’avenir, mais laissons-nous surprendre par le Souffle. Il nous conduira certainement encore par des chemins inattendus à la rencontre des gens de toutes les nations qui pourraient eux aussi se demander: « Qu’est-ce que cela signifie ? » (v.12) Un questionnement salutaire qui peut ouvrir à une conversion…

Bonne journée à toutes et à tous !

Amitiés,

Luc                                                                              Cormoret, le 30 mai 2020

P.S. Il est probable que cette méditation soit la dernière sous cette forme avec une diffusion quotidienne. Avec la reprise de certaines activités, je prévois d’écrire dorénavant plus qu’un texte par semaine. Je souhaite néanmoins rester à votre écoute. Si vous avez un avis sur la question, merci de me le faire savoir en laissant un commentaire ci-dessous !

[1] Le mot « église » vient du latin « ecclesia », issu du grec « ekklesia », qui signifie assemblée.